À Saint-Benoît, la partie de pêche vire au cauchemar pour un jeune, séquestré et violenté

Accusé d’avoir dérobé le portefeuille d’un camarade de pêche vendredi 17 avril à Saint-Benoît, un jeune homme s’est retrouvé séquestré, menacé et violenté avec différentes armes pour qu’il passe aux aveux. Son tourmenteur a été interpellé.
Il était venu de la Plaine-des-Palmistes pour participer à une partie de pêche entre amis vendredi 17 avril à Saint-Benoît. Mais l’escapade a tourné au cauchemar pour ce jeune homme, quand l’un des participants réalise que son portefeuille contenant 300 euros s’est volatilisé.
Emmanuel G., un homme de 39 ans au passé de délinquant, somme alors ses trois compagnons de pêche de l’aider à chercher l’objet disparu. Ne trouvant rien, il les somme alors de venir à son domicile, et ferme la porte à clé.
"Personne ne sortira"
Promettant que « personne ne sortira » tant que le portefeuille n’est pas retrouvé, il interroge les trois camarades, qui nient tous l’avoir volé.
Consommateur de zamal, de Dou et d’Artane, le trentenaire fait alors une fixette sur le jeune Palmiplainois, coupable selon lui de ne pas avoir assez participé aux recherches, et faisant donc figure de principal suspect.
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Gomme-cogne, Taser, nerf de bœuf et lame de rasoir
Selon les dires de la victime, il va alors le menacer en lui pointant un pistolet gomme-cogne sur la tête. Il lui assène ensuite des coups de poings au visage. Mais comme le suspect pleure et n’avoue rien, il va encore le rosser à coups de nerfs de bœuf, puis l’électrocuter à l’aide d’un Taser.
Enfin, il lui aurait tailladé les avant-bras à l’aide d’une lame de rasoir pour le contraindre à confesser le vol. Le tout en présence des deux autres pêcheurs, qui n’essaient pas de s’interposer.
Brûlures, entailles et ecchymoses
La scène s’achève lorsque la victime demande à pouvoir appeler ses parents afin qu’ils retirent 300 euros pour compenser la perte du portefeuille. Mais la mère, loin d’obtempérer, prévient les gendarmes qui vont interpeller Emmanuel G. sur le lieu de rendez-vous convenu.
Les constatations médicales réalisées semblent corroborer les dires de la victime, qui présente deux traces de brûlure sur le thorax compatibles avec l’usage d’un pistolet à impulsion électrique, des entailles aux avant-bras et de multiples ecchymoses sur le visage. Trois jours d’interruption totale de travail lui sont délivrées.
"Deux gifles" reconnues
Le tortionnaire présumé, qui a seulement reconnu « deux gifles » lors de sa garde à vue, a été écroué en vue de son procès pour séquestration, violences avec arme et usage de stupéfiants. Les deux autres hommes présents dans le logement, poursuivis pour abstention d’empêcher un crime ou un délit, étaient convoqués à ses côtés lundi 20 avril à l’audience de comparution immédiate.
Mais en raison de la grève des avocats du barreau dionysien, l’affaire a été renvoyée à une date ultérieure. D’ici là, le principal suspect reste en détention provisoire.


