À la veille du 1er mai, le préavis de grève à l’aéroport Roland-Garros devrait être levé

Deux syndicats sur trois, la CFDT largement majoritaire et la CGTR, sont sur le point de lever leur préavis de grève pour le 1er mai. Un accord de principe a été conclu avec la direction de l'aéroport Roland-Garros ce jeudi après-midi.
« On a un accord de principe, mais on doit encore finir la rédaction », indique ce jeudi 30 avril, entre deux réunions de négociation, Frédéric Bordier, délégué syndical CFDT et secrétaire du CSE de l’aéroport Roland-Garros. Depuis l’annonce dans les médias d’un préavis de grève de l’intersyndicale CFDT – CGTR – SAFPTR à compter du 1er mai, la direction de l’aéroport Roland-Garros semble plus encline à faire des concessions auprès des salariés, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).
Mercredi déjà, le délégué syndical de la CGTR Thierry Bovalo nous avait fait savoir que des avancées avaient été obtenues. Pas suffisantes aux yeux des 280 salariés, dont l’écrasante majorité se serait déclarée favorable à la grève.
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Contacté ce jeudi matin, Thierry Bovalo nous confiait qu’après avoir consulté leur base, les syndicats avaient décidé de prolonger les négociations pour tenter de pousser la direction dans ses retranchements, après une année 2025 ponctuée par des chiffres de trafic passagers (+4%) et de fret (+5%) records.
Accord de principe pour la levée de la grève
C’est ainsi que vers 16h ce jeudi, Frédéric Bordier pouvait nous confirmer qu’un accord de principe pour un protocole d’accord sur les NAO était sur le point d’être rédigé. « On avait une commande des salariés et on a dépassé leurs attentes. On attend maintenant que l’accord soit rédigé et signé pour l’officialiser », précise le délégué syndical CFDT.
Selon lui, pour l’heure seuls son syndicat, qui est largement majoritaire à l’aéroport (67%), et la CGTR auraient fait part de leur accord de principe, le SAFPTR ne s’étant pas positionné. Reste désormais à savoir à quel niveau les revendications initiales des salariés (+4,7% de hausse de salaire et 4.500 euros de prime) auront été satisfaites.


