St-André : Camatchy dénonce "l’augmentation de 60 % des indemnités des élus"

Le protocole d'accord sur la revalorisation salariale entre les syndicats et le maire de Saint-André, Eric Fruteau, continue de faire jaser. C'est au tour de l'opposition de commenter l'affaire. Rappelons qu'un syndicat, le SAFPTR[, conteste sa validité]url:http://www.zinfos974.com/St-Andre-Le-SAFPTR-conteste-un-accord-signe-et-menace-de-faire-greve_a47178.html bien qu'il l'ait lui-même signé. Le syndicat dénonce notamment l'augmentation que se sont octroyés le maire et ses adjoints en 2008 alors que la revalorisation salariale sur les bas salaire est faible.
Pour Serge Camatchy, "l’augmentation de 60 % des indemnités des élus se chiffre entre 2008 et aujourd’hui à 800.000 euros. Et le projet de CDI-sation de certains employés communaux que propose Eric Fruteau coûte 500 000 euros. Autrement dit, les 12 adjoints bénéficiaires des indemnités augmentées sont nettement privilégiés par rapport aux 1500 employés de la commune. Moi, personnellement, en tant que 1er adjoint pendant deux mandats, je touchais à peine 750 euros par mois", a-t-il déclaré au Journal de l'île au cours d'une conférence de presse.
Le délégué d'Emergence Réunion explique que "quand il était dans l’opposition, Eric Fruteau n’a cessé de se lamenter pour contester l’application des CDI et demandait la titularisation de tout le monde. Aujourd’hui, il fait tout une mascarade autour de cette annonce qui nous laisse d’ailleurs perplexe. La loi 2012-347 du 12 mars 2012 prévoit qu’il faut six ans d’ancienneté (trois ans pour ceux qui ont plus de 55 ans) pour bénéficier d’un CDI. M. Fruteau affirme que les agents doivent faire la démonstration de leur qualité professionnelle. Cette entorse à la loi est à la fois une manière déguisée de placer ses militants et une tentative de remise en cause de la capacité des agents en service depuis de nombreuses années".


