Didier Robert demande à la France et à l'Europe un plan anti-crise

Les présidents de régions qui participent en ce moment à la 18ème conférence des présidents de régions ultrapériphériques se sont réunis ce matin aux Açores pour finaliser la "déclaration finale" des présidents qui sera le véritable document de référence retraçant les grandes lignes des orientations des régions ultrapériphériques dans leurs relations avec l’Europe pour les années 2014/2020.
Cette séance de travail a été présidée une dernière fois par le président Carlos Cesar, président de la région des Açores et actuel président de la Conférence des Présidents des RUP, qui ne se représente pas et qui devrait passer la main au président de la région Réunion. Carlos Cesar a fait un point d’étape sur l’action menée pendant cette année de présidence avec l’ensemble des régions rappelant "le contexte de crise qui impacte de manière particulière les RUP et la nécessité de renforcer l’union des 8 régions pour peser dans les choix et les orientations alors que s’ouvre une nouvelle période 2014-2020 pour les fonds européens et une meilleure application de la règlementation".
La déclaration finale a été adoptée à l'unanimité des présidents de région. Une de leurs revendications fortes est de voir l’article 349 du traité européen mieux pris en compte dans le fait qu'il reconnait des spécificités aux régions ultrapériphériques. Ils rappellent la nécessité d’être mieux soutenus par les états respectifs pour des politiques plus efficaces au regard des difficultés qui touchent les populations ultramarines. Sur ce point, Didier Robert interpellera demain le gouvernement français représenté par Victorin Lurel pour s’assurer de son soutien dans la fourniture des moyens dont la Réunion et les autres RUP français ont besoin.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, Didier Robert s'est félicité que, pour la première fois, il y ait une véritable prise en considération la gravité sociale et économique des RUP. Il apporte son soutien aux actions concrètes pour l’emploi et la croissance et souscrit au "Plan anti-crise" proposé par le président des Canaries. Il a insisté pour que l’Europe tienne compte de la situation exceptionnelle de crise des régions en accordant des moyens supplémentaires de lutte contre le chômage.
Sur l’organisation des débats européens, Didier Robert propose aux autres présidents d’engager un nouveau "Pacte Territorial". Contrairement aux propositions de la Commission, il souhaite voir adopter un document contractuel, global et qui émane des Régions. Ce sont les régions qui doivent être à l’origine de leurs programmations et de leurs stratégies et non les instances européennes seules. Il a été suivi sur ce point par les présidents présents et notamment les président Letchimy de la Martinique et Carlos Cesar des Açores.
Didier Robert a enfin insisté sur la nécessaire reconduction de l’enveloppe financière pour la période 2014-2020, sur une meilleure prise en compte de la question de la mobilité pour les jeunes Réunionnais et le maintien du dispositif BEST pour la préservation de la biodiversité.


