ACSP et Sea Shepherd attaquent de nouveau l'arrêté préfectoral

L'Association citoyenne de Saint-Pierre et Sea Shepherd l'avaient annoncé : le référé liberté intenté la semaine dernière n'allait être que la première lame du rasoir.
Un nouveau référé sera déposé mardi matin devant le tribunal administratif de Saint-Denis. Celui-ci aura naturellement plus de chances d'aboutir, explique cet après-midi Me Arielle Moreau, conseil des associations Sea Shepherd et des Citoyens de Saint-Pierre (l'ACSP). "Sur des décisions similaires dans le droit administratif français, le caractère urgent d'une décision impliquant l'élimination d'animaux a très souvent été reconnu", estime l'avocate des associations anti-prélèvements de requins.
Si le référé suspension pourrait être accordé aux demandeurs, reste que la décision sur le fond ne sera mise en balance que plus tard. Et c'est tout l'intérêt du recours pour "excès de pouvoir" qu'intenteront également demain l'Association citoyenne de Saint-Pierre et Sea Shepherd.
Pour rappel, le tribunal administratif avait rejeté jeudi dernier la demande des deux associations écologistes qui demandaient l'annulation de l’arrêté préfectoral autorisant la pêche aux requins dans la réserve marine.
Caractère urgent du référé suspension oblige, la réponse du tribunal ne devrait pas excéder les 48 heures.


