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Eric Fruteau : "Je ne serai embrigadé dans aucun des deux grands partis nationaux"

Eric Fruteau (PCR) et sa suppléante Monique Tacoun ont présenté ce samedi leur programme pour les législatives dans la 5ème circonscription. Face à la gravité de la situation sociale et économique à la Réunion, ils proposent d’ériger notre région en un espace global de développement durable et solidaire. Trois conditions sont indispensables pour relever ce défi. D’abord, la lutte contre toutes formes d’exclusion et la première des exclusions c’est le chômage.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 3 juin 2012 à 11H34

Il nous faut donc donner clairement la priorité à l’emploi aux jeunes réunionnais aussi bien dans le public que dans le privé. Tous les secteurs créateurs d’emplois à la fois traditionnels (l’agriculture, le tourisme)  et innovants (les énergies renouvelables, les TIC, le service à la personne, l’environnement)  doivent être soutenus. Parce qu’ils sont sources d’emplois pour les réunionnais les grands travaux tels le tram-train doivent être relancés.

Développer durablement notre ile c’est diminuer voire s’affranchir de l’influence des facteurs externes, Il nous faut ainsi travailler à l’autosuffisance alimentaire, l’autonomie énergétique et à la réduction de la fracture numérique.

Dans le domaine de l’emploi, les candidats du camp du progrès social ont rappelé que l’Etat devait donner clairement l’exemple et recruter localement dans la fonction publique.  Pour lutter contre la vie chère, je propose d’en finir avec les  monopoles et de faire enfin la transparence sur la formation des prix. Il faut  garantir aux familles réunionnaises un prix accessible pour les produits de première nécessité.

 L’accent doit  être mis également sur la solidarité envers les plus vulnérables et  la nécessité de rattraper le retard en matière de logement social et intermédiaire.

Pour réussir « La Réunion, espace de développement durable et solidaire » la deuxième condition est la possibilité d’adapter la gouvernance de notre ile en consacrant une nouvelle étape de la décentralisation pour plus de proximité et de démocratie locale. Il faut sortir d’une logique de peur et de défiance pour une logique de la confiance au génie réunionnais. Cette nouvelle dynamique pourra être mise en œuvre grâce à un cadre législatif permettant un exercice intelligent (complet ?) du droit à l’expérimentation et à  l’adaptation des normes à la réalité locale.

La troisième condition est une mobilisation optimale des mécanismes de solidarités financières, entre l’Europe, la France et la Réunion (ZFU, POE, péréquation verticale) et au cœur de notre territoire entre les microrégions (fonds réunionnais de développement, péréquation horizontale). C’est ce que je m’engage à faire une fois élu.

Armé de ce projet réunionnais construit avec la population, j'affirme que je serai un député de terrain, ancré dans la réalité locale, relais des habitants de  la microrégion et de la Réunion. Avec ma suppléante, Monique Tacoun, je serai l’interlocuteur des élus locaux (conseillers municipaux, généraux, régionaux et intercommunaux), pour que les initiatives enfin libérées, viennent impulser à l’assemblée nationale des propositions de lois dont les concrétisations sortiront la Réunion de l’impasse où elle se trouve.

Parce que je ne serai embrigadé dans aucun des deux grands partis nationaux, et en défenseur de la cause réunionnaise, je veillerai à ce que les engagements pris par le nouveau président se traduisent effectivement par des actes à même d’engager l’Est, Saint-Philippe et la Réunion sur la voie du changement.

 

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