Insécurité: Pour Possession Avenir, le maire veut "minimiser la situation"

Le groupe Possession Avenir se félicite d'avoir interpellé la municipalité sur la question de la sécurité dans la commune, même si le maire Roland Robert prétend que l'intention est de "faire augmenter le sentiment d'insécurité dans la ville".
Jean-Yves Morel assure que son mouvement "n'a pas la même manière comptable de traiter la question de l'insécurité. (...) La publication de chiffres masque la réalité du terrain (...). Que le maire descende sur le terrain, et il verra".
Pour le mouvement politique d'opposition, Roland Robert "n'a pas à se gargariser sur les chiffres qu'il avance", qui est l'analyse d'"un fait départemental". En effet, le maire de la Possession prend comme référence les chiffres de l'Observatoire National de la délinquance pour expliquer "qu'à la Possession, c'est 33 délits pour 1000 habitants alors que la moyenne nationale est de 47 délits pour 1000 habitants. Cela ne veut rien dire et n'est pas comparable (...). Il faut prendre des villes de population équivalente", affirme Jean-Yves Morel.
Pour lui, l'intention du maire serait de "minimiser la situation et de dire que nos analyses sont tarabiscotées". "Le maire n'est plus à la hauteur de la situation dans ce domaine comme dans d'autres", affirme-t-il.
Possession Avenir demande au maire de présenter les actions de Comité local de surveillance et de prévention de la délinquance (CLSPD) aux conseils municipaux afin de débattre de la question. "Qui porte le pantalon dans cette commune ?", demande Jean-Yves Morel, qui regrette que ce soit "le DGS qui s'exprime dans la presse sur le CLSPD".
Le groupe interprète le fort taux de suffrages pour Marine Le Pen à la Possession lors du premier tour des élections présidentielles et dans cinq autres communes de l'Ouest par "le ras de bol que toujours les mêmes s'accrochent au pouvoir". Pour Jean-Yves Morel et Françoise Mondon, "le maire n'est plus à la hauteur de la situation dans notre commune".


