Nassimah Dindar à l'Université : "Nous ne sommes pas assez ambitieux"

Transport, logement, insertion, tels étaient les sujets de préoccupation des étudiants qui ont reçu la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, à l'université du Moufia autour d'un café.
"Nous ne sommes pas assez ambitieux", indique la présidente du Conseil général. "L'université doit parler de développement et de modèle de développement", ajoute-t-elle, n'hésitant pas à comparer le modèle d'enseignement local à celui de la Chine et de l'Inde. "Il y a des leçons à prendre", insiste-t-elle, avant de poser la question de ce qui aurait pu "foirer" dans notre modèle d'enseignement français, pourtant visé par l'élite il y a 20 ans.
Transport : le ticket unique
Concernant le transport, Nassimah Dindar revient sur la prise en charge des réseaux de bus, une compétence du Conseil général, celle de la Région étant les réseaux ferrés. "Mais la nouvelle majorité de la Région a abandonné le projet du tram train" et a lancé celui du Trans Eco Express. Choix qu'elle dit concéder mais suggère tout de même la mise en oeuvre "d'un ticket unique qui peut servir pour tous les transports. C'est une obligation politique, mais c'est à vous de la demander", assure Nassimah Dindar.
Fédérer, optimiser, mutualiser
L'une des principales difficultés des étudiants est de trouver un logement. Nassimah Dindar a soumis aux étudiants la proposition du candidat aux élections présidentielles qu'elle soutient, François Bayrou, à savoir la mise en place d'une mutuelle "qui garantirait les impayés" en considérant qu'1% des loyers servirait à former une caisse qui financerait la caution. "Il faudra apprendre à faire mieux avec moins d'argent", ajoute la présidente du Département, qui insiste sur la nécessité de "mutualiser et d'optimiser les collectivités et les institutions. Il faut sortir de la gestion et fédérer les intelligences, pareil pour l'université".
Emploi dans le public : "il faut savoir que l’œuf est plein"
En ce qui concerne l'emploi, "il faut savoir que l’œuf est plein", indique Nassimah Dindar à la question de l'embauche dans les services publics. Une étudiante a suggéré la création de postes d'attachés de mission, proposition que la présidente de la collectivité territoriale a pris en considération, précisant que l'année dernière la collectivité avait créé 20 postes de ce type et qu'elle n'hésitera pas à renouveler ces embauches, "tout dépend des finances, l'argent est le nerf de la guerre les enfants".


