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Pour le rédacteur en chef de Presse & Communication, "l'UFR se trompe"

Il n'était pas nécessaire de réaliser une soirée d'inauguration pour le nouveau magazine local, "Presse et communication". En s'élevant contre l'un des articles du premier numéro sorti hier, mardi, l'UFR (Union des Femmes Réunionnaises) s'est, sans le vouloir, chargée du plus dur pour ce nouveau produit, trouver le moyen de se faire connaître ! Plus sérieusement, dans un communiqué adressé aujourd’hui à la presse, l’Union des Femmes Réunionnaises proteste contre les propos relatés dans un dossier sur le médiatraining. Le rédacteur en chef, Laurent Decloitre, a répondu ce soir aux attaques de l'UFR, qu'il considère totalement injustifiées. Voici ses propos.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 18 avril 2012 à 19H38

"Dans un communiqué adressé aujourd’hui à la presse, l’Union des femmes réunionnaises proteste contre les propos que nous avons rapportés dans un dossier de Presse & Communication consacré au médiatraining.

Nous avons interrogé des coachs en image à qui nous avons demandé de juger les prestations, face à la caméra, de 14 élus de La Réunion. Selon l’UFR, les jugements de ces professionnels ramèneraient "aux stéréotypes de la femme réunionnaise, infantile, qui gagn pas koz fransé"…

Je suis surpris par cette interprétation à sens unique, puisque dans le même article, on peut également retenir ces propos flatteurs : "oratrice", "aisance", "populaire", "passionaria" ou encore "elle se débrouille bien", "elle passe bien", "elle a pris de l’assurance" à propos de différentes élues.

J’ajoute d’une part que parmi les coachs interrogés, la moitié est de sexe féminin, que d’autre part, les élus hommes sont pareillement félicités ou égratignés. Enfin, dans ce même numéro de Presse & Communication, nous consacrons une page à l’association Chancégal, qui lutte contre les publicités sexistes dévalorisant l’image de la femme, et une autre page à l’universitaire Sylvie Debras, qui défend la cause féminine dans la presse et n’hésite pas à s’en prendre…aux journalistes machistes.

Quant au dernier commentaire de l’UFR, selon qui les coachs interrogés n’auraient "épargné" qu’une élue "ni de gauche, ni de couleur", il n’honore pas ses auteurs.

La réaction de l’UFR, dont je respecte les combats, tient peut-être à la personnalité flamboyante de sa présidente Huguette Bello, par ailleurs candidate aux législatives, qui n’aurait pas apprécié les commentaires des
professionnels de l’image à son sujet."

Laurent Decloitre
Rédacteur en chef de Presse & Communication

 

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