Drame de Toulouse : Stop à la politique des clans !

Et voilà, il fallait bien que ça arrive ! Il fallait bien qu’un fait-divers nauséabond, insupportable, immoral, inhumain vienne rappeler à l’ordre les faiseurs de discours qui divisent. Ceux qui surenchérissent sans cesse dans l’entretien des passions, des haines, des peurs de l’autre, de la xénophobie, des différences culturelles, des modes de vie propres à telle ou telle communauté. Ceux qui stigmatisent les français entre eux parce qu’ils sont de telle ou telle confession religieuse, parce qu’ils sont d’origine étrangère, parce qu’ils mangent hallal ou parce qu’ils sont d’une civilisation différente. Pourquoi continue t-on à donner tribune à ces soit-disant responsables politiques qui alimentent les débats électoraux, même artificiels qui consistent à monter les français les uns contre les autres ?
Il est temps que cela cesse ! Il est temps de dire stop à la politique du 51% ! Celle qui divise, celle qui ne prend en compte qu’une majorité éphémère, celle qui joue sur les peurs des français dans une période de crise, de chômage qui explose, où la population est fragilisée. Le même parallèle peut être fait chez nous, à la Réunion. Les événements de ces dernières semaines ne sont qu’une réponse légitime –non acceptable, mais légitime- d’une population qui en a marre qu’on les prenne pour des "cons". La violence morale des injustices que subissent au quotidien les réunionnais n’est plus supportable ! Vie chère, prix des carburants, tarifs injustifiés dans la téléphonie mobile, différence de traitement et de service internet entre nous et la France métropolitaine… !
L’heure n’est plus à la politique des clans ! Le yoyo du un coup à Droite, un coup à Gauche doit cesser ! Nous attendons un rassemblement, une véritable unité des Hommes et Femmes politiques pour trouver les solutions aux maux d’une société française, réunionnaise qui ne supportent plus cette obstination à rechercher la division d’un peuple, d’une Nation. "Notre responsabilité à nous, citoyens, engagés, hommes publics, c'est au contraire, au lieu d'attiser les passions de faire baisser les passions, au lieu de nourrir les affrontements de cultiver la compréhension réciproque. Et c'est très important dans les temps de crise que nous vivons parce que les temps de crise rendent les hommes plus fragiles et les sociétés plus encore", prononçait lundi soir à Grenoble François Bayrou.
Alé Marmailles, lèv un cou nout z’yeux !
Yanick pour Génération Bayrou 974


