L’Association Réunionnaise Communication et Culture

A Paris, l’ARCC (Association Réunionnaise Communication et Culture) est un relais de La Réunion depuis plus de dix sept ans, dans la capitale. Elle est à la culture, ce que « Réunionnais dans le Monde » est à la promotion de nos compatriotes, ce que « les Fraternités » sont à la solidarité entre créoles, etc.
Dans les locaux de l’ARCC, le visiteur trouvera un grand choix de productions littéraires, audiovisuelles, plastiques de La Réunion.
L’ARCC présente un véritable trésor de CD et de DVD édités à partir des conférences, colloques, entretiens et débats, sur les sujets les plus variés, touchant à notre île : « Les années 40 à La Réunion », « Le dialogue interreligieux et la la Laïcité à La Réunion », « Les littératures de l’Océan indien », ….. Ce trésor de qualité est là. Il mériterait d’être davantage connu des chercheurs et du grand public, et davantage soutenu par les collectivités locales et les établissements publics chargés de diffuser les connaissances : archives, bibliothèques, CDI de collèges et de lycées, etc.
Si l’on veut organiser un colloque, monter une exposition, réunir des gens en France, à Paris ou en province, l’ARCC pourra le faire parce qu’il dispose d’une réseau et d’un savoir faire. On peut figurer dans l’agenda des manifestations culturelles réunionnaises en France, qu’elle édite. A Paris particulièrement, en France plus généralement, l’ARCC peut être cette vitrine culturelle de La Réunion, qui nous manque tant. Des associations réunionnaises comme l’ARCC pourraient permettre, en se mettant avec d’autres associations qui militent dans d’autres domaines, en étant soutenues par les collectivités, de rattraper le retard que nous avons par rapport aux Antilles. Pour la promotion de La Réunion, nos collectivités devraient aussi marcher davantage avec les associations ; pas seulement traiter « en régie », si l’on peut dire.
Mais quand on voit dans quelles conditions et avec quels moyens l’ARCC fait son travail, on est comme épouvanté ; et, forcément, la qualité, le rayonnement, l’efficacité du travail s’en ressentent. L’ARCC mériterait un soutien plus fort du pays et de sa diaspora, notamment celle de France. Il en a besoin.
Elle a besoin du soutien des Réunionnais, bien sûr ! De tous ceux d’entre nous qui sommes soucieux de promouvoir notre culture commune, comme d’autres soutiendront des associations de solidarité, ou des associations sportives, etc. Il faudrait que tous les Réunionnais du pays ou de la diaspora soucieux de promouvoir la culture de notre île à l’extérieur, notamment en France, se mobilisent pour que l’ARCC non seulement ne disparaisse pas, comme elle est menacée de l’être, mais se développe.
Comment soutenir l’ARCC ? D’abord en adhérent, en payant une cotisation, en lui versant régulièrement un don, en achetant ses productions. Un apport régulier, même modeste, de nombreux adhérents ou sympathisants sera important pour l’association, pour qu’elle vive, et pour qu’elle soit davantage crédible aux yeux de sponsors plus conséquents, et aux yeux des collectivités locales ou parisiennes, aux yeux du gouvernement
Elle a besoin, en effet, du soutien des collectivités locales. Une association comme l’ARCC qui a fait la preuve de son savoir faire, de son entregent, de sa bonne gestion, depuis plus de dix-sept ans, mérite le soutien des collectivités locales du pays ou de la métropole, de Paris.
En plus des qualités que je viens d’énumérer, elle a montré son souci de servir La Réunion et les Réunionnais, en toute loyauté vis-à-vis des différentes majorités qui ont dirigé à tour de rôle, la Région, le Département, les Communes de l’île et la municipalité de Paris.
Pouvoir compter sur la loyauté d’une association indépendante, est une chance inouïe pour une collectivité. Parce qu’une prestation associative, assurée par des hommes compétents et dévoués, Réunionnais, est moins coûteuse que d’assurer les mêmes services, directement « en régie », exclusivement. Et, dans le cas de l’ARCC, la continuité et le carnet d’adresses sont deux atouts considérables.
Bien entendu, la collaboration doit être scellée par un contrat sérieux, comportant une feuille de route, un cahier des charges, un dispositif de contrôle, la définition des devoirs réciproques, bien ficelés. Cette contre partie d’un soutien est incontournable. Il faut donc l’exiger. Mais il faut aussi utiliser l’outil en le soutenant.
La relation contractuelle entre les associations, actives (mais malheureusement limitées quant aux moyens) implantées en France, et les collectivités, pourrait donner à la présence réunionnaise sur le territoire métropolitain, un rayonnement plus important qu’aujourd’hui, avec toutes sortes de conséquences pratiques pour nos compatriotes, et à un coût moindre qu’avec des prestataires extérieurs professionnels marchands.
Certains acteurs culturels disposant de moyens, pourront, pour certaines actions, faire appel à ces prestataires commerciaux coûteux. Mais la majorité d’entre eux, pour la promotion de leurs œuvres, pour l’organisation d’événements, pour des mises en relations, pourraient bénéficier de prestations et de services à des coûts beaucoup moins élevés, si une association comme l’ARCC disposait de missions et de moyens appropriés à cet effet.
Quand les collectivités ont la chance de pouvoir compter sur des associations comme l’ARCC, qui réunissent l’idéal, le dévouement et la compétence, elles doivent la saisir. Je suis sûr que nos collectivités procéderont à une sérieuse remise à plat de leur collaboration avec l’ARCC, pour une collaboration plus large et plus fructueuse au service du rayonnement de notre île.
L’ARCC propose un catalogue de 12 dossiers DVD
La cotisation annuelle de membre actif est de 22€ ; celle de membre sympathisant est de 15€ minimum. On trouve ces informations et d’autres sur le site arcc.assoc.fr
Journal de Paul Hoarau


