Gilbert Annette : "Les minimas sociaux ne sont pas adaptés au coût de la vie à la Réunion"

"i[Le conseil municipal de ce matin se passe dans un contexte particulier. Tout le monde a vécu les événements qui ont marqué la Réunion et la ville de Saint-Denis cette semaine]i", explique en introduction le maire de Saint-Denis, Gilbert Annette. "i[Un mot pour déplorer l'usage de la violence pour faire aboutir des revendications. Violences qui ont eu pour conséquence de détruire des biens publics et des entreprises privées]i", rappelle-t-il.
Pour le maire, il faut distinguer les manifestants qui se battent "i[légitimement]i" contre la vie chère, de ceux qui profitent de cette crise pour se transformer en "i[vandale]i" pour casser, piller et incendier. "i[Ils ignorent que ce sont les Réunionnais qui vont devoir réparer tout ça. Je condamne fortement ces exactions]i", souligne Gilbert Annette. "i[Quand on s'attaque aux biens publics, on vise la population dans son ensemble, mais particulièrement nos enfants et le public fragile]i", explique de son côté Monique Orphé, première adjointe à la mairie de Saint-Denis.
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Gilbert Annette rappelle avoir alerté le gouvernement à de nombreuses reprises sur les conditions de la crise qui touche la Réunion. "i[Je vous rappelle que nous avons le record d'Europe du nombre de chômeurs chez les jeunes]i", souligne-t-il. "i[Il faut que le gouvernement donne des moyens plus conséquent pour répondre à la détresse des jeunes. Par exemple, en Ile-de-France, il y a 7% de chômage. Pourtant le nombre de contrat aidé est supérieur à celui de la Réunion, alors que nous sommes à 60% de jeunes au chômage]i", ajoute Gilbert Annette.
Sur les propositions faites hier soir à la préfecture, la majorité dionysienne souhaite que les avancées aillent "i[plus loin]i". "i[Les minimas sociaux sont calculés sur la base du coût de la vie en métropole, ils ne sont pas adaptés à la vie Réunionnaise alors que le prix de l'alimentation est supérieur de 30% à la métropole]i", explique-t-il. Pour cela, une proposition est faite par le maire de Saint-Denis, la mise en place d'un panier de la ménagère au prix des produits en métropole.
"i[Il faut mettre en place des mesures structurelles indispensables à la paix civile et au développement économique de notre île]i", conclut Gilbert Annette. Après cette introduction, le conseil municipal reprend normalement.


