Cinq auteurs pour élucider les prouesses du vivant… chez l’Humain

- Courrier des lecteurs -
Ce courrier annonce une « révolution » conceptuelle de la vie « dissimulée », disons de cette vie « psychique », terme familier des psychologues, en complément d’une approche strictement organique. La divulgation de cette vie sera sous-tendue par l’analyse de mes rêves et de déductions proposées.
Deux rêves « emblématiques » seront présentés, dans un second temps, lors d’un prochain courrier, en remerciant les médias locaux de La Réunion de nous soutenir en diffusant nos travaux et nos ambitions de promouvoir, à La Réunion, les prémices d’un renouveau des sciences du vivant.
Cette ambition sera soutenue pour commencer par la présentation de deux de mes rêves, alors que je devrais mentionner les apports de deux psychanalyses qui contribuèrent de façon déterminante à restaurer ma santé.
Ma première psychanalyse fut majoritairement influencée par un besoin de m’exprimer, durant cinq années à raison de trois séances par semaine, empruntant les modalités expressives de la « libre association » (est exprimé tout ce qui vous passe en tête, sans retenue !, en principe !) et la seconde analyse, plus brève, de trois années et demie, cinq années tard.
Cette seconde expérience m’aura sidéré par la profusion de « rêves », engendrés ou « enactés », dirait le neurobiologiste Francisco VARELA. Ces rêves furent élucidés assurément par moi, généralement sous l’angle « jungien », à mon insu quant à cette « orientation », sans vraiment connaître, en effet, à l’époque cet auteur Carl Gustav JUNG (1875-1961) et son « école » de psychanalyse.
Aujourd’hui, j’en arrive à penser que le vivant humain de par son psychisme émergeant biologiquement serait télé - sémantiquement organisé par l’évolution à produire des images, particulièrement lors de nos nuits, influencé fondamentalement par un instinct de vie dont la pulsion « centrale imageante » nous « informerait, éclairerait » - dont les effets nous « protègeraient », sans prêter à cet instinct « protecteur » une intention ou un quelconque « esprit ». L’évolution serait créative de fait, et de surcroît adaptative sans intention préalable. Le vivant organique existerait tel qu’il est parce que ce devait être ainsi ! : Et en se révélant être force de l’instinct de vie ;
Nous nous acheminons vers cette vision, certes hypothétique, qui devra être étayée par certains de mes « rêves » dont nous ne maîtrisons pas consciemment la logique, liée à mon HISTOIRE qui ne sera pas étrangère à cette conception « logique » dans le sens où j’ai pu profiter dès ma naissance de l’équivalent de « deux Mamans », elles furent déterminentes pour soutenir ma santé de mes premiers instants de vie. Ma Mère biologique, une jeune Maman sans doute immature, et une « Fatma » comme nous l’appelions en Algérie, à la campagne où j’ai vécu mes cinq premières années. Cette dame était déjà mère de trois enfants. J’avais l’habitude fièrement de dire : « j’ai deux mamans ! ».
Elles furent « réceptrices » de cette force de vivre, toutes deux à leur manière, malgré la vulnérabilité de mon jeune âge et l’immaturité de ma mère biologique…
Le Professeur Henri LABORIT
Lorsque le besoin de me soigner psychologiquement se fit sentir j’avais dépassé mes vingt ans et parmi les auteurs dont il va être question maintenant je devrais commencer par citer le Professeur Henri LABORIT, (1914-1985), initialement chirurgien militaire, dont la renommée se faisait sentir au Val de Grâce où, deux décennies après qu’il ait pris sa retraite je faisais mon service militaire dans ce même Hôpital. Il avait pris sa retraite en se « reconvertissant » en neurobiologiste devenant spécialiste de la notion de « stress » approchant de près les travaux de l’endocrinologue Hans Selye que nois retrouverons ultérieurement..
Cette citation énoncée par le Professeur Henri LABORIT suscita un trouble en moi. Elle provoqua un choc réflexif dans mon esprit : « La seule raison d’être d’un être c’est d’être, c’est le maintenir sa structure, c’est de se maintenir en vie, sans ça il n’y aurait pas d’être ».
Lorsque ma propre vie ne tenait qu’à un fil, quelque peu ambivalente, cette phrase, indirectement me donnait espoir et m’incitait à m’introspecter et me soigner tout en me dynamisant…, je n’insisterai pas en disant que j’ai dû réaliser deux psychanalyses pour m’extraire d’une façon d’être pathologique très marquée par des inhibitions et complexes diverses.
Le psychanalyste Carl Gustav JUNG
Le second auteur, le psychanalyste Carl Gustav JUNG (1875-1961), fut indirectement apprécié après ma seconde psychanalyse. Celle-ci fut soignante par la médiation d’une multitude de rêves qui m’amenaient à considérer que les prodigieuses sources vitales de ces dits « rêves » devraient être soutenues par un instinct - pulsionnel de vie pouvant être désormais qualifié d’instinct télé -sémantique de vie. Cet instinct animerait notre « corps-esprit » et soutiendrait fondamentalement notre désir de vivre. Forcément, comme nous le verrons plus tard ces deux auteurs ainsi que, plus tard, les travaux d’un biologiste Faustino Cordon, un espagnol traqué politiquement lors de « l’épisode Franco » seront abordés plus bas, séparément. Ils nous renseignent sur notre « infrastructure » biologique caractérisée par une intelligence naturelle organique, que je découvrais progressivement, dont les conditions d’émergence auront mis plusieurs siècles pour s’extraire et s’opérationnaliser des niveaux pré-biotique, bactériens, et niveaux cellulaires, tant procariotypes qu’eucariotypes jusqu’aux organismes des mammifères et donc à l’Homme, de façon unitaire comme il semble être de nos jours scientifiquement reconnue.
La référence à cette « unité » du vivant la journaliste du « Monde » Florence Rosie l’aborde ainsi : « La grande saga des cellules eucaryotes, vieilles de plus de 2 milliards d’année » : « Le Monde », publiée le 30 juin 2026. Voir 1), en référence bibliographique, ci-dessous.
Le biologiste Faustino CORDON
A mon niveau, et à l’époque, sans avoir atteint ce niveau de synthèse, je devais associer les travaux du Professeur Laborit aux travaux du grand biologiste Faustino CORDON (1909-1999), qui, ce dernier, découvre qu’une même structure organique pouvant être qualifiée de « petit animal marin », nommée « planula des océans » comme « agrippé » aux rochers marins s’apparente à une « bouche », absorbant du plancton du fait des courants marins pour se nourrir sans se déplacer et rejetant de ce même orifice ses déchets.
Faustino Cordon découvre qu’un ensemble de cellules remplissant les mêmes fonctions que ces planulas dans nos estomacs et de surcroît en présentant les mêmes caractéristiques cytologiques que les planulas. Une constatation, corroborée par de nombreuses autres découvertes qui relient, de nos jours, l’ensemble du vivant sur terre. Et les planulas se transformèrent en méduses.
Avec Henri Laborit et Faustino Cordon nous sommes toujours dans l’exploration de notre « infrastructure organique » que nous découvrons prodigieusement créative… pour ne pas dire intelligente.
De mon côté, mes travaux de psychanalyse, qui faisaient de ma personnalité objet de soins et à la fois sujet évaluant avec la pertinence des soins reçus mes inhibitions invalidantes se lever, je devais ressentir un mieux être émerger en moi, sous la bienveillance pratique et très discrète d’une thérapeute.
Ce parcours thérapeutique sera mentionné régulièrement.
Le biologiste Francisco VARELA
Je devrais citer maintenant Francisco VARELA ((1946-2001) neurobiologiste chilien, élève d’Humberto MATURANA qui proposèrent la notion « d’autopoïèse du grec auto soi-même, et poièsis production, (création) qui serait la propriété d'un système de se produire lui-même, en permanence et en interaction avec son environnement, et ainsi de maintenir son organisation (structure) malgré son changement de composants (matériaux) et d'informations (données) ».
Cette faculté autopoÏétique pourrait être envisagée comme le fil conducteur de l’ensemble des composants et structures qui déterminent le vivant qu’elle que soit sa forme végétale, animale ou Humaine.
Alors qu’Antonio DAMÁSIO semble s’en approcher, comme on le verra, avec « l’organisation homéostatique du vivant »… Et ce, où nous intégrons une « dose » de vitalisme lorsque l’instinct - pulsionnel de vie se sera confronté à l’univers terrestre où les forces gravitationnelles poussent les organismes pour exister à une confrontation d’opposition avec la peusanteur…
Le neurobiologiste Antonio DAMASIO
L’auteur suivant, pour ne pas allonger la liste, en se tenant à l’essentiel, sera évidemment Antonio DAMASIO (1944-) en prenant appui sur ses derniers ouvrages 2) où il situe le « sentir » antérieurement au « savoir » et donc précédant la sphère cognitive et représentative. Il nous renseigne ainsi sur les prouesses réalisées par la biologie, bien avant au langaghe parlé et articulé, c’est à dire la VIE pour se maintenir en vie en élucidant les prouesses de la conscience, alors que pour nous nous évoquerons les « prouesses » de l’inconscient biologique qui aurait précédé les dispositions structurelles et organiques de ce qui deviendra la CONSCIENCE.
L’approche de la conscience non seulement serait une émanation de l’intelligence organique depuis au moins deux siècles, et nous soutiendrons que l’inconscient de cette même intelligence s’est vue être concurrencée, voire dévalorisée par l’émergence de la parole et du langage.
Laborit disait que « le langage était devenu un outil pour dominer les autres ».
Et cette intelligence profonde et primitive aura été sous-évaluée, voire ignorée se manifestant par le prisme de ce qui a été nommé de façon peu explicite, voire trompeuse : « rêves »
Je dirais qu’avec la pulsion télé-sémantique iconique de cet inconscient naturel nous serions soutenus vitalement à notre insu, en supposant que notre venue au monde aura été désirée et nos premiers soins promulgués avec affection et empathie.
Durant nos nuits, cette pulsion télé -sémantique et iconique veillerait à notre homéostasie et notre équilibre psychique qui ne feraient qu’un !
N’idéalisons pas un aboutissement souhaité !
La démarche visant à réunir les travaux de ces cinq auteurs devrait se voir confrontée aux verdicts de l’intelligence naturelle de nos inconscients lorsque ceux-ci se seront « libérés » des diverses emprises autobiographiques dans nos sociétés tiraillées entre le respect de la vie et du vivant et ses courses « Au toujours plus » de biens matériels, d’argent et de pouvoir…
Là présentation, dans un prochain courrier, de l’illustration de deux de mes rêves devrait inaugurer de nouvelles alternatives nous renseignant sur une prodigieuse créativité qui semble advenir dans les méandres de nos « rêves », qui semble annoncer une intelligence inconsciente qui guiderait, à notre insu, nos pas.
Le vivant, qu’il soit végétal, animal ou humain n’aurait pas fini de nous surprendre !
A bientôt chers lecteurs en attendant l’approche de cette intelligence anticipatrice, prospective, voire transcendante, que dissimuleraient ce que nous avons nommés « rêves ».
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Réf :
- Dans la revue « Nature » du 10/06/2026, une équipe espagnole retrace, par un travail d’archéologie moléculaire assisté d’un supercalculateur, cette aventure évolutive fondatrice, qui donnera naissance à l’ensemble des plantes, des champignons et des animaux », par Florence Rosie , voir encore : « Les eucaryotes sont les enfants d’une succession d’associations entre des couples de procaryotes, un processus graduel qui s’est étalé sur des millions d’années », résume Purificacion Lopez-Garcia, qui n’a pas participé à ce travail mais défend ce concept. Ces associations durables entre deux partenaires, qui leur offrent des bénéfices réciproques, portent un nom : ce sont des symbioses.
- Antonio Damasio, Sentir et savoir, O.Jacob, 2021 et L’intelligence naturelle et l’éveil de la conscience, O.Jacob, 2026.
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Frédéric Paulus
CEVOI et CEVE
Saint-Denis - La Bretagne


