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Leptospirose à un niveau record, foyers multiples de dengue : les autorités sanitaires appellent à la vigilance

Ecrit par Zinfos974 – le jeudi 14 mai 2026 à 15H55

Alors que plusieurs foyers de dengue restent actifs à La Réunion, Santé publique France alerte surtout sur une recrudescence inhabituelle de la leptospirose, avec un niveau jamais atteint depuis la mise en place de la surveillance sanitaire. Dans ce contexte de circulation simultanée de la dengue, du chikungunya et de la leptospirose, les autorités insistent sur la nécessité d’un diagnostic rapide pour éviter les formes graves.

La situation sanitaire reste sous étroite surveillance à La Réunion. Dans son dernier bulletin épidémiologique publié ce mercredi, Santé publique France fait état d’une circulation toujours active de plusieurs maladies tropicales sur l’île, avec une inquiétude particulière autour de la leptospirose.

Depuis le début de l’année, 179 cas ont été recensés, un chiffre particulièrement élevé pour cette période. L’organisme souligne même que le pic observé au mois de mars, avec 69 cas déclarés, atteint “un niveau jamais décrit depuis la mise en place de la surveillance”. La recrudescence saisonnière se poursuit, même si une légère baisse est désormais observée depuis avril.

Lire aussi : Pourquoi l’ARS s’inquiète d’une flambée inédite de leptospirose à La Réunion

Le Sud particulièrement touché

Le Sud concentre à lui seul 43 % des cas signalés, notamment au Tampon, à Saint-Joseph et à Saint-Louis. L’Est reste également fortement touché, particulièrement à Saint-Benoît et Saint-André. Parmi les patients pour lesquels les données sont disponibles, plus de six sur dix ont nécessité une hospitalisation. Un décès a également été enregistré.

Les autorités sanitaires rappellent que les fortes pluies et les environnements humides favorisent la survie de la bactérie responsable de la maladie. Cette année, les contaminations liées aux activités de loisirs en eau douce, comme la baignade, la pêche ou le canyoning, apparaissent d’ailleurs plus nombreuses qu’en 2025.

En parallèle, la dengue continue de circuler sur le territoire. Depuis janvier, 169 cas autochtones ont été identifiés. Si le nombre de cas semble ralentir depuis plusieurs semaines, plusieurs regroupements restent surveillés de près à Saint-Leu, Saint-Paul, au Tampon, à l’Étang-Salé ou encore à La Possession.

Santé publique France souligne également la progression du sérotype DENV2, désormais détecté dans plusieurs communes de l’île après avoir été initialement repéré à La Possession. Sept hospitalisations ont été enregistrées à ce stade, sans forme grave signalée.

Le chikungunya reste, lui, plus limité avec 38 cas autochtones recensés depuis le début de l’année et aucun foyer actif identifié actuellement, même si un regroupement de cas reste suivi à La Saline-les-Hauts.

Face à cette co-circulation inhabituelle, les autorités sanitaires mettent désormais l’accent sur le diagnostic différentiel entre dengue, chikungunya et leptospirose. “Devant tout syndrome dengue-like, une confirmation biologique rapide doit être envisagée”, insiste Santé publique France, qui recommande l’utilisation d’une PCR triplex permettant de rechercher simultanément les trois maladies.

Dans le même temps, les autres indicateurs sanitaires restent relativement calmes. Les syndromes grippaux demeurent à un faible niveau d’intensité, tout comme la bronchiolite chez les moins de deux ans. Le Covid-19 apparaît désormais quasi inexistant dans les services d’urgence de l’île.

Etiquettes : Dengue | Leptospirose | Santé

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