Revenir à la rubrique : Société

Sainte-Suzanne : le centre de traitement des déchets mis en demeure 

Ecrit par Zinfos974 – le vendredi 8 mai 2026 à 13H53
Image d'illustration D.R.

La préfecture a mis en demeure la société Inovest, exploitant le centre de valorisation multi-filières des déchets de Sainte-Suzanne, de se conformer à plusieurs obligations environnementales après des manquements constatés lors d’une inspection.

Le centre de valorisation multi-filières des déchets de Sainte-Suzanne, qui dessert l’ensemble du bassin Nord-Est de l’île pour le compte du SYDNE, fait l’objet d’une mise en demeure de la part de la préfecture de La Réunion. L’arrêté préfectoral, en date du 24 avril 2026, vise la société Inovest (Suez), exploitante du site.

Ce dernier fait suite à une inspection menée le 19 juin 2025 par les services de l’État. Plusieurs non-conformités ont été relevées concernant le fonctionnement de l’installation classée pour la protection de l’environnement.

Les observations formulées par l’exploitant n’ont pas conduit à modifier l’analyse de l’administration, celles-ci étant jugées « pas de nature à modifier notablement les constats réalisés ».

Des manquements sur les émissions et le confinement

Des dépassements des valeurs limites d’émission ont été constatés, notamment au niveau du biofiltre, « malgré un changement de biomasse » intervenu en juillet 2024. Des non-respects portant sur les poussières et les composés organiques volatils sont également mentionnés, dans un contexte de défaillance du système de dépoussiérage.

Le document relève par ailleurs un défaut de confinement du bâtiment. Le maintien de portes ouvertes ne permet pas d’assurer la mise en dépression du site ni le confinement de l’air intérieur.

En complément, les camions transportant les déchets ne sont pas bâchés, ce qui entraîne une dispersion de déchets sur site, pointe l’arrêté.

Ces manquements constituent, pour la préfecture, une violation des prescriptions fixées par un précédent arrêté préfectoral du 10 novembre 2022. Ils sont susceptibles de porter « atteinte à la qualité de l’air et de générer des nuisances, notamment odorantes ».

Des délais de mise en conformité

Dans ce cadre, la société Inovest est mise en demeure de se conformer à plusieurs obligations dans des délais fixés.

Elle dispose de dix mois pour respecter les valeurs limites d’émission liées aux rejets atmosphériques et aux odeurs. Un délai d’un mois est en revanche fixé pour assurer le confinement du bâtiment, notamment par l’adaptation des ouvertures et la fermeture des bennes circulant sur le site.

L’exploitant devra justifier, auprès de la préfecture et de l’inspection des installations classées, des mesures engagées pour se mettre en conformité. Les frais liés aux études et aux travaux restent à sa charge.

Des sanctions possibles

L’arrêté précise qu’en cas de non-respect des délais, des sanctions administratives pourront être prises, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :