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Crise des carburants : Thierry Robert propose un plan en cinq mesures pour “ne plus subir”

Ecrit par Zinfos974 – le samedi 2 mai 2026 à 17H09

Face à la flambée des prix des carburants à La Réunion, Thierry Robert, président du PACT (Le Peuple Aux Commandes du Territoire), appelle à des mesures immédiates et structurelles. Dans une tribune, il détaille un plan en cinq propositions pour répondre à l’urgence sociale et préparer l’autonomie énergétique de l’île.

La hausse des prix des carburants continue de peser lourdement sur le quotidien des Réunionnais. Dans une tribune publiée ce 2 mai, Thierry Robert alerte sur une situation devenue critique et appelle à un changement profond de stratégie. « Pour des dizaines de milliers de Réunionnaises et de Réunionnais qui vivent sous le seuil de pauvreté, ce n'est pas une statistique : c'est une asphyxie quotidienne », écrit le récent candidat aux municipales.

L’ancien maire de Saint-Leu insiste sur la dépendance de l’île à la voiture individuelle. « À La Réunion, posséder une voiture n'est pas un choix de confort. C'est une condition de survie économique », souligne-t-il, pointant les limites du réseau de transport en commun.

Dans l’immédiat, Thierry Robert réclame une réaction forte de l’État. Il demande la convocation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs et appelle à une contribution plus importante des compagnies pétrolières. « Nous ne demandons pas aux pétroliers d'être philanthropes. Nous leur demandons d'être responsables », affirme-t-il.

Le président du PACT propose qu'« au minimum 70 % des surmarges générées par la hausse des cours soient reversés sous forme de ristourne directe à la pompe », estimant que les efforts actuels restent insuffisants face à l’ampleur de la crise.

Un plafonnement des prix

À court terme, Thierry Robert plaide pour une réforme du système de régulation. Il propose l’instauration d’un prix plafond sur les carburants, avec un maximum fixé à 1,65 euro pour le sans-plomb et 1,35 euro pour le gazole.

Selon lui, ce mécanisme permettrait de protéger les ménages des fluctuations internationales. « Ce dispositif reste insuffisant : il suit les cours mondiaux à la hausse sans vrai filet de sécurité », estime-t-il, appelant à la création d’un fonds de compensation alimenté par les acteurs publics et privés.

Au-delà de l’urgence, la tribune met en lumière les failles du système actuel. Thierry Robert dénonce notamment la dépendance à un seul site de stockage des carburants. « Ce monopole de fait est une anomalie structurelle majeure qui pèse directement sur les prix », écrit-il.

Il propose la création d’un second site, notamment dans l’est de l’île, afin de renforcer la concurrence et la sécurité d’approvisionnement.

Par ailleurs, il appelle à une adaptation des règles européennes pour permettre à La Réunion de s’approvisionner dans la zone régionale. « Ces contraintes sont réelles, mais elles ne peuvent pas servir d'alibi permanent à l'inaction », insiste-t-il.

La piste des biocarburants

Sur le long terme, Thierry Robert défend une stratégie d’autonomie énergétique basée sur la canne à sucre. Il évoque la création d’une filière de biocarburants, notamment à partir du bioéthanol.

« La canne, c'est notre paysage, notre histoire, notre culture. Et si nous le décidons maintenant, c'est aussi notre avenir énergétique », affirme-t-il, appelant à lancer sans délai une étude de faisabilité.

Lire aussi : Qui pourra toucher les 50 euros de l'indemnité carburants débloquée par le gouvernement ?

L’élu rend également hommage à la vision portée par Paul Vergès sur l’autonomie énergétique de l’île. « Ce que Paul Vergès avait tracé, nous avons la responsabilité de le construire », écrit-il. Thierry Robert appelle à une mobilisation générale. « Assez de subir. La Réunion a les atouts, les ressources humaines et naturelles, et le peuple résilient qu'il faut pour bâtir son avenir énergétique », affirme-t-il.

Etiquettes : Carburants | Thierry Robert

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