Impôts stables et budget en hausse, ce que cache vraiment le plan 2026 de la Civis

Réunis à Saint-Pierre jeudi après-midi 30 avril, les élus de la Civis ont examiné les grandes orientations budgétaires pour 2026. Dans un contexte contraint, l’intercommunalité affiche un budget ambitieux, sans augmentation de la fiscalité.
Les élus de la Civis se sont réunis ce jeudi 30 avril à Saint-Pierre pour examiner les orientations majeures de l’année 2026. Au total, "82 points sont inscrits à l’ordre du jour", dont le vote du budget et des taux de fiscalité.
Premier enseignement, la collectivité fait le choix de ne pas augmenter les impôts. "Pour l’exercice 2026, la Civis fait le choix responsable et solidaire de maintenir ces taux identiques à ceux de 2025", indique la collectivité. La taxe d’habitation reste fixée à 6,90 %, le foncier bâti à 3 %, le foncier non bâti à 1,77 %, la cotisation foncière des entreprises à 29,03 % et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères à 17,91 %.
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Sur le plan financier, la Civis présente un budget global de presque 310 millions d'euros pour 2026, tous budgets confondus. Un niveau élevé, malgré les "contraintes", marqué notamment par la baisse de certaines recettes et des tensions sur les équilibres financiers.
Dans le détail, plus de 84 millions d’euros sont consacrés à l’investissement, avec un volume global d’environ 42,5 millions d’euros d’opérations prévues, dont "près de 30,5 millions d’euros consacrés aux dépenses d’équipement". Un choix assumé pour soutenir l’activité économique du territoire.
"Tenir nos équilibres, sans renoncer à agir"
Le président de la collectivité David Lorion met en avant une gestion jugée maîtrisée. "La Civis dégage un excédent de 7,25 millions d’euros" et, "pour la première fois, se désendette à hauteur de 5 millions d’euros", souligne-t-il, évoquant une ligne directrice claire guidée par la volonté de "tenir nos équilibres, sans renoncer à agir".
Mais plusieurs facteurs pèsent sur les finances. Le dossier évoque notamment la baisse de certaines dotations, dont une diminution estimée à "–2,2 millions d’euros" pour la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle, ou encore une subvention d’équilibre de "10,8 millions d’euros" au budget transport.
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Dans ce contexte, la Civis assume un équilibre entre prudence et ambition. "Dans le contexte actuel, ce n’est pas une évidence, c’est une décision", insiste le maire de Saint-Pierre, défendant un budget "lucide", mais "volontariste".
Avec ce budget 2026, l’intercommunalité entend confirmer son rôle de "premier acteur du développement économique, social et humain du Grand Sud".


