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"Aucune raison de maintenir ces prix" : pourquoi FO exige une baisse immédiate des prix du carburants

Ecrit par L-H.T – le mercredi 8 avril 2026 à 20H07

Alors que les cours mondiaux du pétrole décrochent brutalement après un apaisement géopolitique, la pression monte à La Réunion. FO réclame une baisse immédiate des prix à la pompe et dénonce une inertie devenue insupportable. Explications.

Avec la trêve entre États-Unis et Iran, les marchés pétroliers ont-ils fini de vaciller ? La réouverture du détroit d’Ormuz agit comme un déclic. Résultat, les cours dévissent. Le West Texas Intermediate chute de 15,40 % à 95,55 dollars le baril. Le Brent suit la même pente, en recul de 14,4 %, à 92,79 dollars.

Une onde de choc mondiale qui, à La Réunion, ne s’est pas encore traduite dans les stations-service. Et c’est précisément ce décalage qui met le feu aux poudres. Dans un communiqué offensif daté de ce mercredi 8 avril, alors même que se tenait au même moment une réunion de la plus haute importance entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques dans les locaux de la CCI, Force ouvrière hausse le ton et réclame une réaction immédiate.

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même a posé le cadre mardi 7 avril, rappelant que "quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu’ils sont montés. Le gouvernement y veillera". Une phrase limpide, presque une promesse. Reste à la traduire dans les faits.

Sur l’île, l’impatience gronde. Pour FO, "il n’y a plus aucune raison de maintenir cette augmentation qui étrangle la population Réunionnaise". Le syndicat insiste, pointant une réalité sociale tendue où "travailleurs, familles, retraités, jeunes" continuent de "payer le prix fort".

Décisions à sens unique

Derrière les chiffres, des vies sous pression. Les pleins de carburant deviennent des arbitrages. Les déplacements, un luxe contraint. Et la colère, elle, ne cesse de monter. "La population réunionnaise ne peut plus, et ne veut plus, subir des décisions à sens unique", martèle FO, dénonçant une mécanique toujours défavorable au pouvoir d’achat local.

Le sentiment d’injustice, lui, s’ancre durablement. "Elle ne comprendrait pas - et n’acceptera pas - que La Réunion soit une fois de plus la dernière servie, la dernière protégée, la dernière respectée". Dans ces mots, une lassitude ancienne, presque chronique.

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Le syndicat réclame donc "une baisse immédiate et significative des prix des carburants au même niveau que mars 2026". Une exigence claire, sans détour. Et une mise en garde à peine voilée. "Tout report serait perçu comme un mépris supplémentaire à l’égard d’une population déjà trop éprouvée".

À Saint-Denis, ce mercredi 8 avril, le message est plutôt ferme. FO promet de "rester mobilisée" et de "prendre toutes ses responsabilités". Mais combien de temps faudra-t-il pour que la chute des barils atteigne enfin les pompes réunionnaises ? Ou combien de temps avant que les prix ne repartent à la hausse si la trêve venait à capoter ?

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