Séropositivité en hausse, taux de découvertes supérieur à l'Hexagone... Le VIH progresse dangereusement à La Réunion

Le dernier bilan sanitaire réalisé confirme une progression nette des découvertes de séropositivité au VIH à La Réunion. Une hausse qui s’inscrit dans un contexte de dépistage renforcé, tandis que d’autres infections sexuellement transmissibles restent également surveillées.
Très souvent oublié, le VIH reste très actif et sa progression à La Réunion se confirme, selon le dernier point de Santé Publique France publié ce 18 février. En 2024, 101 découvertes de séropositivité ont été recensées, contre 59 en 2023 et 38 en 2022.
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Le taux de découvertes atteint désormais 112,7 cas par million d’habitants, un niveau supérieur à celui observé en France hexagonale hors Île-de-France. L’incidence du VIH est estimée à 109 nouvelles contaminations pour l’année 2024, en hausse constante depuis 2022.
Par ailleurs, environ 206 personnes vivraient avec le VIH à La Réunion sans connaître leur séropositivité, ce qui souligne l’importance du dépistage régulier.
Un dépistage très dynamique mais encore des enjeux
Le dépistage du VIH reste particulièrement élevé sur l’île. En 2024, le taux atteint 144,1 personnes dépistées pour 1000 habitants, un niveau nettement supérieur à celui observé en France hexagonale hors Île-de-France.
Les femmes sont globalement plus dépistées que les hommes, notamment entre 15 et 49 ans. Chez les femmes de 25 à 49 ans, ce taux atteint 302,5 pour 1 000 habitants, contre 175,6 chez les hommes du même âge.
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Le nombre de sérologies réalisées poursuit également sa progression, avec 192 tests pour 1000 habitants et une positivité en hausse. Dans le même temps, la proportion de diagnostics réalisés à un stade précoce augmente, tandis que les diagnostics tardifs reculent.
Chez les personnes vivant avec le VIH, la prise en charge reste élevée : 91,8 % seraient diagnostiquées, 95,8 % des personnes diagnostiquées recevraient un traitement antirétroviral et 95,3 % des personnes traitées présenteraient une charge virale contrôlée.
Les autres infections sexuellement transmissibles toujours surveillées
Au-delà du VIH, les infections sexuellement transmissibles restent très présentes à La Réunion. Le dépistage progresse notamment pour la chlamydia, le gonocoque et la syphilis, avec des diagnostics globalement plus fréquents que dans l’Hexagone.
Le dépistage de la chlamydia atteint 98 tests pour 1000 habitants en 2024, contre 80 l’année précédente, tandis que les diagnostics demeurent globalement stables. Les infections à gonocoque et la syphilis affichent une légère progression des diagnostics, certaines tranches d’âge étant particulièrement concernées.
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Ces indicateurs confirment que la santé sexuelle demeure un enjeu important sur l’île, avec une forte mobilisation autour du dépistage mais une vigilance toujours nécessaire face à l’évolution du VIH et des autres IST.


