Nouvelles sanctions américaines contre l’Iran malgré la reprise des discussions à Oman

Washington frappe à nouveau l’Iran avec des sanctions pétrolières, quelques heures après le lancement d’une série de pourparlers à Oman, dans un contexte diplomatique déjà tendu.
Les États-Unis ont annoncé, vendredi 6 février, de nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran, quelques heures seulement après une première session de négociations entre délégations iranienne et américaine à Mascate, à Oman. Washington cible 15 entités, deux personnes et 14 navires appartenant à la "flotte fantôme" utilisée pour le commerce illicite de pétrole iranien, dont certains battant pavillon turc, indien ou émirati.
Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie de "pression maximale" revendiquée par l’administration Trump, qui entend réduire les exportations pétrolières de Téhéran. Les autorités américaines accusent le régime iranien de financer des activités jugées déstabilisatrices à l’étranger, au détriment de sa population et de ses infrastructures. Concrètement, les sanctions prévoient le gel des avoirs aux États-Unis des personnes et entités visées, ainsi que l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de commercer avec elles.
Des négociations fragilisées par les tensions
L’annonce intervient alors que Téhéran et Washington ont pourtant convenu de "poursuivre" leurs discussions, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui avait appelé plus tôt les États-Unis à s’abstenir de toute nouvelle menace afin de préserver un climat propice au dialogue.
En parallèle, Donald Trump continue de multiplier les déclarations hostiles à l’égard de l’Iran, dans un contexte marqué par une répression sévère des manifestations en janvier et un renforcement de la présence militaire américaine dans le Golfe.


