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Blessures par airbag Takata : Leal Réunion reste mise en examen

Ecrit par S.G. – le jeudi 30 octobre 2025 à 18H04
Photo d'illustration : Pexels

Sa requête pour être placée sous le statut de témoin assisté rejetée, Leal Réunion reste mise en examen pour les blessures involontaires causées à un conducteur de BMW par un airbag Takata en mai 2020 au Tampon.

Il n’y aura pas de « démise en examen » pour Leal Réunion. Visée par une information judiciaire pour blessures involontaires à la suite de l’explosion d’un airbag Takata, la société qui commercialise la marque BMW à La Réunion avait saisi la chambre de l’instruction afin de voir son statut pénal « revu à la baisse » dans le cadre de cette procédure. Mais par arrêt du mardi 21 octobre, la cour n’a pas fait droit à cette requête, a-t-on appris de source proche du dossier.

Responsabilité contestée

Lors de l’audience du 6 octobre dernier, la société avait en effet plaidé pour être placée sous le statut moins contraignant de « témoin assisté », façon de signifier qu’elle contestait sa responsabilité dans l’accident survenu en mai 2020 au Tampon et qui avait occasionné de graves blessures au visage d’un homme de 35 ans conducteur d’une BMW série 3.

Leal Réunion, affirme sa défense, « avait tout mis en œuvre » afin de retrouver les propriétaires des modèles concernés par le rappel pourtant lancé en 2014 par le constructeur. Elle aurait notamment « alerté les services de l’Etat » afin d’avoir accès au Service d’immatriculation des véhicules afin de retrouver les propriétaires, en vain.

Vers une transmission du dossier à la JIRS de Paris

Pour autant, l’argumentaire n’a pas suffi à convaincre les magistrats de la cour de réviser le statut de mise en examen conféré le 27 mars dernier à la société par le juge d’instruction saint-pierrois.

Lire aussi : BMW Réunion mis en examen pour un conducteur grièvement blessé en 2020

Cette requête purgée, le dossier devrait désormais rejoindre les autres affaires françaises en lien avec des airbags Takata défectueux, au sein de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris. Celle-ci regroupe désormais la plupart des dossiers ouverts localement suite à des décès ou des blessures impliquant l’airbag japonais.

Selon une étude du ministère des Transports, l’équipement serait en cause dans 18 décès et 25 blessures en France ces dernières années, principalement dans les Outre-mers.

Etiquettes : Airbags Takata

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