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Nouvelle-Calédonie : le FLNKS rejette catégoriquement les accords de Bougival

Ecrit par G.D. – le mercredi 13 août 2025 à 06H42
Image partiellement créée avec l'IA

Lors de son congrès extraordinaire samedi dernier, le FLNKS a rejeté « sans ambiguïté » les accords de Bougival, dénonçant un texte jugé incompatible avec leur lutte historique pour l’indépendance et le droit à l’autodétermination du peuple kanak. L'annonce a été faite ce mercredi.

Le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS) a décidé, samedi 9 août 2025 lors de son congrès extraordinaire, son opposition « claire et sans ambiguïté » au projet d’accord de Bougival. Pour les indépendantistes, ce texte est incompatible avec les fondements et les acquis de leur lutte pour l’indépendance et le droit à l’autodétermination du peuple kanak. L'officialisation de cette décision a été faite ce mercredi.

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Le point central de discorde réside dans la création prévue d’un « État de Nouvelle-Calédonie » et d’une nationalité calédonienne, assortie du transfert partiel de compétences régaliennes comme la monnaie, la justice ou la police. Pour le FLNKS, ces dispositions ne sauraient remplacer un nouveau référendum sur l’indépendance, absent du texte. Les dirigeants dénoncent une négation du droit à l’autodétermination et un manque de reconnaissance du peuple kanak en tant que peuple colonisé.

Christian Tein, président du FLNKS, sous contrôle judiciaire et interdit de séjour en Nouvelle-Calédonie, a fustigé un texte illustrant le « mépris de la puissance administrante » pour leur combat. Les militants redoutent la mise en place d’un « État façade », toujours sous tutelle française, et voient dans le projet une atteinte symbolique à leur identité nationale.

Un rejet unanime au sein du FLNKS

Toutes les structures composant le FLNKS, partis comme syndicats, ont exprimé leur refus, bien que certains mouvements indépendantistes modérés, tels que le Palika ou l’UPM, aient quitté le front et se montrent plus ouverts au compromis proposé par Paris. Ce front commun de rejet bloque de facto le calendrier et les instances prévues pour mettre en œuvre l’accord.

Le camp indépendantiste campe sur sa position : seule une discussion centrée sur les conditions d’accession à la pleine souveraineté, dans un cadre bilatéral avec l’État, pourrait rouvrir la voie au dialogue. Pour eux, le compromis institutionnel actuel ne répond pas aux aspirations fondamentales du peuple kanak.

En présentant l’accord de Bougival comme un « compromis historique », les loyalistes et le gouvernement français espéraient tourner la page des tensions institutionnelles. Le rejet unanime du FLNKS marque au contraire une rupture profonde, qui pourrait s’inscrire dans la durée. Les autorités françaises avertissent du risque de voir la situation politique et économique se figer, voire se tendre davantage, si aucun terrain d’entente n’est trouvé.

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