Nouvelle fuite de données chez France Travail : 340 000 demandeurs d’emploi touchés

Un piratage a visé l’application Kairos de France Travail, exposant les données personnelles de plusieurs centaines de milliers d'usagers. L’organisme a porté plainte et renforcé ses systèmes de sécurité.
France Travail a de nouveau été victime d’un acte de cybermalveillance. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisme en charge de l’emploi en France indique qu’un accès « non autorisé » à des données personnelles a été détecté le 12 juillet 2025. L’attaque visait l’application Kairos, utilisée par les organismes de formation dans le cadre du suivi des demandeurs d’emploi. Le portail a immédiatement été fermé et des analyses ont été engagées.
Les informations compromises concernent au moins 340.000 demandeurs d’emploi. Il s’agit notamment des noms, prénoms, adresses postale et électronique, numéros de téléphone, identifiants France Travail et statuts d’inscription. En revanche, aucune donnée bancaire ni mot de passe ne seraient concernés.
France Travail a déposé plainte et informé la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a confirmé avoir été saisie du dossier. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a également été mobilisée pour appuyer les investigations.
« Nos équipes ont pu rapidement identifier le service affecté et mettre en œuvre des mesures correctives », indique France Travail, qui annonce une réactivation du portail concerné dès ce jeudi. L’authentification à double facteur, initialement prévue pour octobre, sera déployée de manière anticipée.
Ce nouvel incident intervient un peu plus d’un an après une vaste fuite chez un prestataire de France Travail, qui avait permis l’exposition potentielle des données de plus de 40 millions d’usagers.
L’organisme appelle ses usagers à la vigilance, notamment face aux tentatives de phishing. Il rappelle qu'il ne demande jamais de coordonnées bancaires par mail ou téléphone, et invite les personnes concernées à se rapprocher de leur conseiller en cas de doute.


