Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Violences à La Réunion : l’hypocrisie de la gauche et l’inaction des députés

Ecrit par N.P. – le lundi 27 janvier 2025 à 11H50

- Courrier des lecteurs -

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux et les médias locaux regorgent de communiqués indignés d’élus de gauche, criant à l’urgence face à la montée des violences et des tensions sociales à La Réunion. Mais derrière ces envolées lyriques, se cache une réalité implacable : ces mêmes politiques sont souvent les architectes silencieux du chaos qu’ils dénoncent aujourd’hui.

Prenons l’exemple d’Ericka Bareigts, ancienne ministre et figure emblématique de cette hypocrisie politique. Tandis que sa main droite attribue des logements sociaux à des familles mahoraises à Saint-Denis et recrute massivement des Mahorais dans les services municipaux, sa main gauche, elle, tape ouvertement sur ces mêmes Mahorais en déclarant : « Nous ne pouvons pas être le réceptacle de toutes les difficultés de Mayotte. » Tout cela à grand renfort de sorties médiatiques destinées à séduire un autre électorat. Cette duplicité politique est d’autant plus choquante quand on se rappelle que cest sa municipalité socialiste qui a fait construire illégalement,  avec l'argent des contribuables, une mosquée illégale dans le quartier du Bas de la Rivière à St-Denis. Pendant qu’elle se présente en défenseure de la République et de l’ordre, ses actions montrent une gestion clientéliste et électoraliste, au mépris des lois et des principes qu’elle prétend incarner.

Mais ce n’est pas tout : lors des campagnes municipales, la même Bareigts n’hésitait pas à traduire sa propagande électorale en shimaoré et en malgache, pour que sa cible électorale puisse « mieux voter ».

Aujourd’hui, elle change de ton, adapte son discours, et se positionne comme une adversaire des politiques migratoires impliquant Mayotte, simplement pour séduire une autre partie de l'électorat. Cette hypocrisie criante illustre à quel point certains élus façonnent leurs messages non pas pour répondre aux véritables besoins des Réunionnais, mais pour servir leurs ambitions électorales.

Et que dire de Céline Sitouze, fidèle à ses habitudes ? Pendant des années, elle a multiplié les réunions dans des quartiers comme La Réserve ou La Découverte, multipliant les promesses à la communauté mahoraise. Emplois, logements, aides diverses : ses discours étaient remplis d’engagements destinés à séduire ces familles en quête d’un meilleur avenir. Et aujourd'hui ces mêmes Mahorais la voient tenter de tenir un discours inverse parce quelle sent la colère monter chez les Réunionnais. "Ce n’est pas la girouette qui tourne, cest le vent", disait déjà Edgard Faure.

Comme d’autres, Céline Sitouze est davantage obsédée par les échéances électorales que par le respect des promesses qu’elle a elle-même formulées.

Et le député Ratenon ? Récemment éconduit d’un rassemblement anti-violences, il a été confronté à une population de plus en plus lucide face au cinéma politique de la gauche. Ce rejet populaire est le signe d’un réveil : les Réunionnais ne sont plus dupes des postures de façade et des indignations de circonstance qui masquent mal une absence criante de véritables actions.

N’est-il pas ironique de voir ces figures, qui courtisaient ouvertement les communautés mahoraises lors des législatives ou des grandes campagnes municipales, s’ériger aujourd’hui en adversaires farouches pour séduire un autre électorat ? Cette volte-face constante est le reflet d’une politique opportuniste, où l’éthique et la cohérence sont sacrifiées sur l’autel des ambitions personnelles.

Mais qu’en est-il de nos députés dans leur ensemble ? À quel moment vont-ils enfin se mettre au travail pour La Réunion ? La population est lasse de leurs belles paroles creuses, de leurs stratégies du coup d’éclat, et de leur incapacité à proposer des solutions pérennes. Les Réunionnais, confrontés à une réalité sociale de plus en plus difficile, ne veulent plus d’élus qui préfèrent se livrer à des spectacles de communication que de s’atteler aux véritables défis de l’île.

D’ailleurs, soyons clairs : ces élus ne sont pas les bienvenus dans les rassemblements prévus contre les violences. Ces moments d’unité, portés par une population en quête de solutions, ne doivent pas être parasités par ceux qui, au lieu d’agir, ne savent que s’indigner pour les caméras. Avant de chercher à s’y montrer, peut-être feraient-ils bien d’apprendre la définition du mot « dignité ».

Le temps de l’hypocrisie doit cesser. La Réunion mérite mieux que des politiques opportunistes, plus préoccupés par leurs ambitions que par les besoins de leurs concitoyens. Il est temps de tourner la page et d’exiger une politique sincère, courageuse et véritablement tournée vers l’avenir de l’île.

Arrêtons l’hypocrisie.

Ange Amadat

Un Citoyen !

Etiquettes : Courrier des lecteurs

Dans la même rubrique

0💬
Tri :