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Trafic de stupéfiants : les annonces de Bruno Retailleau et Didier Migaud

En déplacement à Marseille, les ministres de l'Intérieur et de la Justice ont dévoilé une série de mesures pour endiguer le narcotrafic. Après une série de fusillades en lien avec la drogue, l'État entend bien reprendre la main face aux trafiquants.
Ecrit par N.P – le samedi 9 novembre 2024 à 09H07

En déplacement à Marseille le 8 novembre, les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud ont affiché une détermination commune à endiguer le trafic de drogue, qualifié de "menace multiforme, grandissante, tentaculaire". Après des fusillades meurtrières en France, ils ont dévoilé une série de mesures pour renforcer les moyens policiers et judiciaires dans la lutte contre ce fléau.

Didier Migaud a annoncé un renforcement des équipes du parquet de Paris et la création de nouveaux postes pour les juridictions interrégionales spécialisées (JIRS). Il a également évoqué la création d’un "parquet national antistupéfiants" et d’une cellule de coordination nationale réunissant magistrats, analystes criminels, et représentants des ministères de l’Intérieur et des Finances pour organiser une réponse concertée à cette menace.

"Frapper au portefeuille"

Le ministère de la Justice souhaite installer un magistrat de liaison à Bogota, en Colombie, et renforcer la représentation française auprès de l’Union européenne afin de lutter contre les réseaux criminels transnationaux. Didier Migaud propose aussi un "bouclier judiciaire européen" pour harmoniser la lutte au niveau de l’UE. Pour les jeunes impliqués dans le trafic, le ministre de la Justice veut jouer la carte de la fermeté et souhaite développer des centres éducatifs fermés et proposer un accueil de jour dédié. Il envisage aussi d’assouplir les conditions permettant de lever l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans récidivistes.

Enfin, le tandem de ministres propose de repenser le statut de "repenti" pour encourager la collaboration des trafiquants avec la justice. Bruno Retailleau, quant à lui, souhaite faciliter la saisie des biens suspects et donner aux préfets le pouvoir de fermer les commerces de blanchiment. Une campagne de sensibilisation visera par ailleurs les consommateurs, dont le rôle dans la persistance du trafic est mis en avant. Avec ce plan, Bruno Retailleau et Didier Migaud réaffirment leur volonté de "frapper le crime au portefeuille" et de renforcer une réponse collective pour endiguer la criminalité organisée.

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