Affaire des quotas : Pour Chantal Jouanno il n'y a "pas d'atteinte à la loi"

Enquête sur l'affaire des quotas dans le football français : Acte 1. Peu avant midi en métropole, Chantal Jouanno, la ministre des Sports, a présenté les conclusions de l'enquête administrative du ministère. Un peu plus tard dans la journée, ce sont les résultats de l'enquête interne de la FFF qui seront rendus public.
Pour les trois inspecteurs du ministère des Sports, il n'y a pas d'"éléments ou de faisceau d'indices qui permettrait de dire qu'il y a atteinte à la loi de 2001 sur les discriminations", annonce la ministre. En conséquence il n'y a "pas lieu de saisir la justice", estime Chantal Jouanno, même si "les moyens pour limiter les bi-nationaux ont effectivement été débattus. Le sujet a été abordé de manière maladroite et déplacée. Il y a des sous-entendus à la limite de la dérive raciste mais il n'y a pas eu de projet d'instauration de quotas".
En revanche, cette dernière considère que c'est à la Fédération de "décider de la poursuite ou non de la mission" de François Blaquart, le Directeur Technique National, actuellement suspendu de ses fonctions.
Concernant le sélectionneur de l'équipe de France, Chantal Jouanno explique que "Laurent Blanc assistait à ce type de réunion pour la première fois. Il n'en était ni organisateur ni pilote. Les auditions montrent qu'il découvrait le débat et qu'il n'avait aucun projet ni avis arrêté".
Un DTN en "totale autarcie"
Reste maintenant pour les principaux protagonistes à attendre la deuxième commission d'enquête, celle diligentée en interne par la FFF et menée par Laurent Davenas, président du conseil national de l'éthique, et Patrick Braouezec, président de la Fondation du football. Selon [Le Monde]urlblank:http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/05/10/affaire-des-quotas-ce-qui-dit-le-rapport-de-la-commission-d-enquete_1519502_3242.html#ens_id=1466308 , le rapport considère que si des "propos inadmissibles" ont été tenus, rien ne prouve qu'ils aient été suivi d'actions.
En revanche, la commission pointe des dysfonctionnements au sein de la FFF, notamment qu'il n'y ai eu aucune réaction alors que la direction de la Fédération était en possession des enregistrements et que des journalistes de Mediapart sont venus rencontrés des membres avant la publication de l'affaire. Enfin, le fonctionnement en "totale autarcie" du DTN est également pointé du doigt. DTN nommé par la Fédération et non par le ministère, comme c'est le cas dans tous les autres sports.



