Le naufrage du pétrolier Wakashio, survenu le 25 juillet 2020 au large des côtes mauriciennes, reste gravé dans les mémoires et souligne l'importance cruciale de la coopération régionale en matière de sécurité maritime. Pour renforcer cette collaboration, les sept États partenaires de la zone sud de l'océan Indien se sont réunis récemment dans le cadre de l'exercice WIOPOLREX, qui s'est déroulé du 9 au 11 octobre 2024. Cet exercice a impliqué les pays de la Commission de l'océan Indien, à savoir les Seychelles, Maurice, Madagascar, Comores, ainsi que la France, le Kenya et Djibouti.
Scénario dramatique fictif
L'exercice WIOPOLREX a été conçu autour d'un scénario fictif dramatique : une collision entre deux pétroliers au large de Mombasa, au Kenya, entraînant une marée noire menaçant de toucher les côtes. Le mercredi 8 octobre, le Kenya a lancé l'exercice suite à un message de détresse simulé, rapportant une fuite de 30.000 tonnes de carburant, des blessés, et les détails des navires impliqués ainsi que leur position. En réponse à cet appel, les pays voisins ont dû anticiper et planifier, de manière fictive, les moyens de lutte anti-pollution pour soutenir le Kenya.
Le préfet de La Réunion, agissant en tant que délégué du gouvernement pour l'action de l'État en mer, a coordonné la participation française à cet exercice par le biais du commandant de zone maritime. Dans le cadre de cette simulation, un avion militaire CASA des forces armées a été mobilisé pour transporter des équipements essentiels tels que des barrages hauturiers, des équipements de protection individuelle et des experts. Les forces françaises ont ainsi joué un rôle crucial dans le confinement de la pollution sur les côtes kenyanes.
D'autres exercices prévus
Lors d'une seconde phase, le BSAOM Champlain aurait été engagé en situation réelle, avec des moyens lourds à son bord, démontrant ainsi la capacité de la France à apporter une assistance efficace aux autres pays de la région.
"Par cette participation, les moyens de l'Etat engagés sur cet exercice ont ainsi montré la réactivité et l'efficacité de la France à porter assistance aux autres pays de la zone", se félicite la préfecture. D'autres exercices similaires sont déjà prévus pour 2025, avec cette fois-ci un déploiement effectif des moyens réels sur le terrain.