Les parents d'élèves de l'école Ligne-d'Equerre manifestent contre la femeture d'une classe

Les écoles du Tampon n'en finissent plus avec les blocages. Après la grève de la faim du directeur de Bras-Creux, le blocage de l'école de Champcourt et l'épisode de l'amiante', c'est au tour des parents de l'école Ligne d'Equerre de manifester leur mécontentement. Ils viennent d'apprendre que la petite école qui se situe dans les hauts de Bérive allait perdre une classe et craignent, à terme, la fermeture pure et simple de cette école de proximité.
Il n'y a que quatre classes à Ligne d'Equerre et seulement 65 élèves. Ce ratio d'environ 16 élèves par classe, c'est trop peu pour le rectorat qui a donc décidé de supprimer un poste. Selon Michelle King-Soon-Congost, l'inspectrice d'académie sur le Tampon, tout est question d'équité. Selon elle, l'école publique ne peut pas avoir des écoles avec plus de 25 élèves en moyenne par classe et d'autres avec 15. i["Cela dépend de la carte scolaire qui s'étudie en fonction de la moyenne par classe"]i, précise t-elle.
b[Le maire du Tampon est venu rencontrer les parents]b
Paulet Payet, maire du Tampon, est venu ce matin à l'école pour rencontrer les parents. Il a apporté son soutien et a assuré qu'il serait vigilant pour qu'il n'y ait pas de dérogations accordées.Dans le but d'éviter que des enfants soient placés dans d'autres écoles plus importantes de la commune. Ce qui causerait à terme une désertion progressive de tous les enfants et la fermeture pure et simple de cette école de proximité.
b[Une classe fermée à Ligne d'équerre et une autre ouverte à Bérive.]b
Parallèlement à la fermeture d'une classe à Ligne d'Equerre, le rectorat prévoit l'ouverture d'une autre école à Bérive car dans celle-ci les effectifs augmentent. Avec seulement trois classes ouvertes à Ligne d'Equerre, les parents craignent que l'école finisse par fermer complètement. i["D'ici deux ans, certains élèves seront partis au collège, le rectorat pourrait alors considérer qu'il n'y a plus assez d'élèves pour maintenir cette école"]i, dénonce Christine Thevenin du comité des parents d'élèves. Derrière cette décision, ce sont également toutes les petites écoles des quartiers enclavés de La Réunion qui pourraient être concernées par des surpressions de classes au nom de la carte scolaire.


