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Le Nouveau Front Populaire promet une “candidature” pour le poste de Premier ministre dans la semaine

Exit Gabriel Attal, qui a promis de présenter la démission de son gouvernement au président de la République ce lundi. Dans le même temps, les ténors du Nouveau Front Populaire ont promis de présenter une “candidature” pour Matignon d'ici à la fin de la semaine. Les poids lourds du camp présidentiel tentent eux de militer pour une large coalition du centre et de la gauche sans LFI, pour le moment sans succès.
Ecrit par N.P. – le lundi 8 juillet 2024 à 14H15

Emmanuel Macron doit nommer un Premier ministre du NFP, pour Olivier Faure

Ce lundi matin, il n’y a pas de doute pour Olivier Faure. Pour le premier secrétaire du parti socialiste, Emmanuel Macron doit nommer un Premier ministre issu des rangs de la gauche. Pas de nom encore, mais Olivier Faure assure au micro de France Info que “nous avons commencé à discuter hier soir”. Avec 182 députés, le NFP dépasse la Nupes, qui avait réussi à rafler 151 sièges en 2022. “De Mélenchon à Hollande, chacun a sa place dans le Nouveau front populaire, mais qui est le plus à même de gouverner ? Il y a des profils qui s’imposent plus que d’autres”, poursuit le Premier secrétaire du parti socialiste.

Un nouveau groupe parlementaire devrait aussi bientôt apparaître à l’Assemblée. Rassemblant les “frondeurs” de LFI, Clémentine Autain et François Ruffin en tête, il doit éviter le “caporalisme”. En tout cas, si personne n’ose dire frontalement son nom, Jean-Luc Mélenchon à Matignon semble être un scénario à écarter.

Ensemble plaide pour une large coalition

Si le camp présidentiel a réussi à sauver les meubles, avec 168 députés (contre 250 en 2022), Gabriel Attal a annoncé dans son allocution de dimanche soir qu’il remettra sa démission à Emmanuel Macron aujourd’hui. Toutefois, il assure rester Matignon “aussi longtemps que le devoir l’exigera”, notamment dans le contexte des JO.

Un coup dur pour les “marcheurs” qui voient le pari politique de leur chef les mettre dans une situation très inconfortable. Déjà, plusieurs figures du mouvement présidentiel, comme Stanislas Guerini, n’ont pas réussi à sauver leur siège.

Ensuite, les tentatives pour proposer une large coalition de la gauche, sans LFI, à la droite LR/Canal historique, semblent être moribondes. Stéphane Séjourné a beau exiger “des conditions préalables à toutes discussions” avec d’autres formations politiques, les macronistes donnent l’impression d’être sur la touche. Même son de cloche pour Edouard Philippe qui veut “favoriser la création d’un accord”, sans le RN ni LFI pour gouverner. Pareil pour le patron du MoDem, François Bayrou, qui veut convaincre ses opposants depuis 2017 à “accepter l’idée qu’on puisse être partenaires”. Ce proche du président favorise lui aussi “un ensemble démocrate et républicain” pour gouverner.

Une proposition rejetée immédiatement par Laurent Wauquiez, qui a refusé tout net de laisser LR participer à "des tractations, des combinaisons, pour échafauder des majorités contre-nature”.

Discret depuis dimanche soir, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il attendait d’avoir la “structuration” afin “de prendre les décisions nécessaires”. Le chef de l’État doit se rendre dès demain à Washington pour un sommet de l’Otan.

“On prend acte et on va s’opposer, sans compromission”, explique Sébastien Chenu

Une certaine amertume était palpable chez les élus RN invités dans les médias depuis dimanche soir. Les nombreux cas de candidats problématiques [nos confrères de StreetPress en ont identifié 109, ndlr] ont-ils joué en défaveur du parti d’extrême droite ? Sans doute, pour Sébastien Chenu, le porte-parole du RN. “Dans certaines circonscriptions, le choix des candidats n’était pas le bon. Il s’agissait de circonscriptions qui n’étaient pas à notre portée. Les candidats [RN] qui n’étaient évidemment pas à leur place seront tout de suite débranchés, et le sont tout de suite lorsqu’il y a un problème. Mais c’est vrai qu’on peut encore faire mieux”, a tenté le député au micro de France Inter ce matin.

Si c’est la première fois que le parti de Marine Le Pen remporte autant de sièges à l’Assemblée, le fameux “plafond de verre” apparaît de nouveau. Malgré sa progression depuis 2017, le RN n’a pas convaincu plus de Français entre les deux tours. Ils avaient séduit 10,8 millions d’électeurs, contre 10,1 millions au deuxième tour.

“On prend acte et on va s’opposer, sans compromission. On n’est pas là pour faire des tambouilles d’arrière-cuisine, aller négocier dans le dos des Français des espèces d’alliances comme peut-être le PS rêve d’en faire une avec Renaissance en lâchant Mélenchon. On leur laisse tout ça.”, confirme Sébastien Chenu, qui veut imposer le Rassemblement national comme premier parti d’opposition au futur gouvernement de gauche qui se profile.

 

4 députés LFI, 1 PS, 1 Progrès et 1 RN, une première historique

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