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Délinquance routière : Le préfet durcit les sanctions

Le préfet de La Réunion a passé un arrêté qui clarifie et augmente le barème des sanctions administratives pour les personnes qui commettent des infractions sur la route.
Ecrit par Baradi Siva – le mardi 27 février 2024 à 17H23

La directrice de cabinet du préfet de La Réunion, Parvine Lacombe, était présente ce mardi sur une opération de contrôle routier mené à la Grotte des Premiers Français à Saint-Paul. Elle en a profité pour faire le point sur la lutte menée contre l'accidentalité routière avec notamment l'annonce d'un nouvel arrêté qui sanctionne plus fortement les conducteurs en infraction.

Mortalité routière en baisse entre 2022 et 2023, mais déjà 7 morts en 2024

Parvine Lacombe évoque d'abord le bilan humain sur les routes de La Réunion : "On est passé entre 2022 et 2023 de 45 à 30 décès sur nos routes. On a constaté par contre une hausse du nombre d'accidents et de personnes hospitalisées (+22% de blessés)". Elle rappelle : "Depuis le début de l'année, nous sommes à 7 décès contre 5 à la même période l'année dernière. Nous avons aussi une augmentation de nos blessés hospitalisés."

La directrice de cabinet du préfet de La Réunion indique que les services de l'État sont mobilisés pour continuer à faire passer des messages de prévention et de vigilance. Parvine Lacombe a aussi profité de l'occasion pour détailler les mesures prises dans le nouvel arrêté préfectoral qui durcit les sanctions administratives pour les infractions routières.

Des sanctions plus claires et plus dures

L'arrêté préfectoral en vigueur depuis le 1er février fixe un nouveau barème pour les infractions qui sont sanctionnées par des suspensions de permis de conduire. "On a voulu augmenter la durée de suspension du permis pour les infractions les plus graves", explique-t-elle avant de fournir un exemple : "Pour l'alcoolémie qui est l'une des causes principales des accidents mortels sur nos routes, on a augmenté d'un mois la suspension par niveau d'alcoolémie."

Ainsi, à partir de 0,4 mg d'alcool par litre d'air expiré, il y aura une suspension de permis de quatre mois au lieu de trois mois.

"On a ajouté une suspension du permis de six mois pour les refus d'obtempérer qui sont très accidentogènes. Et si en plus, il y a des circonstances aggravantes, on peut passer à 12 mois", précise la directrice de cabinet du préfet.

 

Par ailleurs, les refus de se soumettre aux contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants étaient punis de huit mois de suspension du permis de conduire, ils seront maintenant sanctionnés de neuf mois de retrait du papier rose.

La directrice de cabinet du préfet explique enfin que pour les très grands excès de vitesse (+40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée), les sanctions étaient différentes selon si l'infraction était commise sur une route départementale ou nationale. Cette différence de traitement n'existe plus.

Etiquettes : Contrôles routiers

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