Quelle place pour la psychiatrie dans les territoires ?
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Aujourd’hui, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a pour chantier, de redéfinir des Territoires santé pertinents toujours dans le cadre de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST).
Cela lui donne mission de (re)construire un système de soins plus cohérent, plus coordonné. Qui réponde mieux aux attentes et aux besoins des usagers, que nul ne peut contester.
Mais, on doit aussi s’interroger sur la place de psychiatrie dans ces nouveaux territoires et de sa place dans le cadre d’un regroupement !
Pourquoi cette inquiétude soudaine, me diriez-vous ? Chacun sait, que notre psychiatrie date d’un peu plus de deux siècles.
Que St-Paul a été le berceau de la psychiatrie et que c’est fin 1977, que l’hôpital psychiatrique de St-Paul a perdu son entité Régionale.
A cette date, deux des secteurs de St-Paul ont été transférés et intégrés à l’hôpital général de St-Pierre.
C’est le premier vécu d’un hôpital général "englobant" des services psychiatries à la Réunion.
De mon regard d’observateur et à partir de mon propre éclairage, je peux dire que l’hôpital général semble beaucoup plus "privilégié" que la psychiatrie. S’appuyant de cette vérité ou pas, je pense la question mérite réflexion au moment où l’on parle d’un territoire pour l’Ouest ou d’une fusion des deux hôpitaux ou d’un rattachement dans un dispositif intégré…etc.
Par contre, ce que nous savons de la psychiatrie de St-Paul, qu’elle possède toute une histoire, une entité, une culture, un savoir-faire, un budget et des moyens qu’il faut garantir pour éviter tout "démantèlement" dans le cadre de faire des économies ou de la rentabilité.
Le monde de la santé mentale est toujours dans cette évolution constante mais à croire aussi à une certaine "inquiétude" de part, de ce qui peut se tramer.
Nous ne voulons pas en tant qu’usager demain, d’être noyés dans un concept de santé et de territoire où la psychiatrie n’a plus sa place.
Nous voulons bâtir sur du soubassement solide afin de ne pas dire demain que notre psychiatrie a été "maltraitée" budgétairement ou non « respectée » dans son histoire.
D’où cette question, quelle place pour la psychiatrie dans ces nouveaux territoires ? Votre réflexion pour nourrir et enrichir ce débat !
Jean Claude COMORASSAMY


