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La petite coterie d’Axel Gauvin

Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 novembre 2010 à 09H37

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Depuis 29 ans Axel Gauvin et son clan se demandent comment écrire "case créole" en créole.
Parce que, pour eux, "case créole", c’est du français. Alors, après moult essais, ils ont fini par décider (à l’unanimité de leurs seules voix) que ça s’écrirait "kaz kréol".
Ainsi naquit la "langue créole" ! Et tout le reste fut à l’avenant.

Ils écrivent notre patois de façon phonologique, ce qui est totalement illogique.
De façon démagogique, ils trompent les Réunionnais en leur disant que notre créole est une langue.
C’est archi faux. Le créole réunionnais est un patois parmi tant d’autres en France.
Une langue est un moyen de communication écrit selon des règles définies autrement que par l’arbitraire de quelques indépendantistes. Et se définit, surtout, par un nombre considérable de mots (plusieurs dizaines de milliers).

Ce n’est nullement le cas du créole réunionnais dont la graphie a été imposée par un petit nombre de personnes qui avaient besoin de cette "langue" pour exister politiquement et qui ne possède qu’un nombre restreint de mots (tout juste 3.000).
Dire que la graphie est une question secondaire est un mensonge éhonté.
La graphie est une question primordiale.
Une langue sans racines est une langue sans âme.

Le français est issu, essentiellement, du latin et du grec et ne le renie pas. "Dominus" (le maître) a donné "dominer". "Ancilla" (la servante) a donné amours "ancillaires". Le grec "algos" (douleur) a donné "antalgiques", etc.
Quelles raisons autres que bassement politiciennes et d’hostilité à notre mère patrie peuvent pousser à écrire "kar kourandèr" un "car courant d’air", "bardzour" plutôt que "barre d’jour", "astèr" plutôt que "à c’t’heure" ?
Le kréol d’Axel Gauvin, de Daniel Honoré ou de "Waro" rejette toute appartenance au français dont il découle pourtant à 95 % (voir "Le Grand Lexique créole").

Ce qui est gravissime, c’est que leur démarche a obtenu l’aval des différents préfets et recteurs qui se sont succédé depuis 1981 à La Réunion.
Sans doute ces derniers ont-ils pensé que c’était là une lubie éphémère de quelques illuminés post-soixante-huitards attardés qui s’éteindrait rapidement. Grave erreur ! C’était compter sans la détermination qui est la caractéristique propre des minorités agissantes d’extrême gauche.
Ce "kréol" bénéficie également de l’appui de grandes universitaires qui acceptent de faire partie de la coterie pour des raisons évidentes.
J’en ai rencontré une récemment à la fin du colloque à la fac de lettres réalisé par "Lofis" et lui ai mis quelques points sur les i. Elle m’a bien compris.

Gauvin et son clan refusent le dialogue.
Ils clament haut et fort que leurs détracteurs sont hostiles au créole alors qu’en fait ces derniers ne sont hostiles qu’à sa piètre caricature : le kréol.
Ces jours derniers, un panneau d’entrée de ville écrit "Sin-Dni" en faisant passer cela pour une transcription en créole de "Saint-Denis". Transcription erronée, de surcroît, car le D est une consonne muette dans ce nom propre.
Tous les Réunionnais prononcent "Sènn-Ni".
29 ans de dictature linguistique, c’est suffisant. Halte à la médiocrité !

Armand GUNET

 

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