Quand la police fait peur !
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La scène se passe à Saint-Pierre le vendredi 22 à 18 h 30 au niveau du Restaurant "Le Rétro".
Au moment où des mères de familles (parmi lesquelles je figure) emmènent leurs enfants faire du skate board et autre sur cette longue promenade, un grave incident va survenir, choquant nombre d’enfants mais aussi d’adultes, présents en nombre en cette fin d’après-midi.
Et aussi saugrenu que cela puisse paraitre, c’est un policier qui en sera à l’origine.
J’étais assise sur un banc en compagnie de ma petite fille de huit ans depuis près d’une demi heure (tout était tranquille jusqu’à lors) quand un véhicule de la police (municipale ou nationale ? je ne saurais dire) arriva à hauteur d’un jeune qui passait par là. Le jeune policier qui se trouvait SEUL au volant ouvrit la portière et avant même d’engager un dialogue commença à asperger le jeune de gaz lacrymogène, causant au passage un début de panique parmi les nombreux passants témoins de la scène.
Le jeune prenait alors ses jambes à son cou, mais aveuglé par les gaz, manqua de se faire renverser à plusieurs reprises par les véhicules qui arrivaient vers lui. Le policier prenait lui aussi les mêmes risques en continuant à courir derrière le jeune homme.
Revenant bredouille, le jeune policier redémarrait son véhicule de service en trombe – comme dans les films – et allait chercher "des renforts" (on voyait en effet un quart d’heure plus tard une patrouille se positionner au niveau du rond point côté conservatoire avec parmi eux le policier en question).
Bien entendu, personne n’est dupe : le jeune en question devait probablement avoir des choses à se reprocher et le policier des raisons de l’appréhender. Mais toutes les personnes présentes sont d’accord pour dire que l’usage de la force était entièrement disproportionné. Le jeune "agressé" ne paraissait absolument pas représenter quelque menace que ce soit . Il marchait tranquillement, n’était pas excité, n’embêtait personne, n’était pas armé. On lisait dans son regard une totale incompréhension.
Avant de jouer aux « cowboys » devant des enfants facilement impressionnables (et dont certains ont été certainement traumatisés par tant de violence) un policier, bien que jeune, ne devrait-il pas opérer avec mesure et discernement une opération de contrôle sans tomber dans l’abus flagrant d’autorité qui en cette fin d’après-midi à Saint-Pierre a eu pour conséquence la panique et la désapprobation du nombreux public présent ?
J’espère que la hiérarchie policière concernée prendra en compte mes observations.
Une mère de famille dont l’impôt sert à payer le salaire des policiers


