Cirest : Le combat pour la présidence est annulé

Présidence partagée : Le scénario de la Cinor va-t-il se reproduire à la Cirest ?
Petit rappel des faits : juste après les dernières municipales, les maires des communes membres de la Cirest (Bras-Panon, Salazie, la Plaine-des-Palmistes, Saint-Benoit, Saint-André et Sainte-Rose) avaient acté lors d'une réunion à la mairie de Bras-Panon le principe d'une présidence partagée entre Patrice Selly, maire de Saint-Benoit, et Joé Bédier, maire de Saint-André. Élu président de l'EPCI le 11 juillet 2020, Patrice Selly avait joué la carte de l'unité de l'ensemble des communes de la région Est, et ce quelque soit la couleur politique des maires en place. Si cette entente a tenu durant les premiers mois de la mandature, les premières critiques sur la gestion de l'intercommunalité n'ont pas tardé à fuser de la part des élus de la majorité de Saint-André.
Ces derniers n'avaient pas hésité à remettre en cause certaines décisions prises par la présidence dans plusieurs dossiers, comme celui du train de vie dispendieux de la SPL Estival ("Mise à pied du PDG de la SEM Estival: Joé Bédier et ses élus vont demander des comptes à la Cirest"), sur la hausse du prix de l'eau à St-André ("Vers une hausse de 20% du prix de l'eau à St-André : Bédier appelle la Cirest et la Cise à revoir leur copie") et dernièrement, en votant contre le budget 2023 de la collectivité ("Cirest: Le budget voté à une courte majorité: Saint-André dit non").
Une posture qui avait fortement déplu à la présidence et à une grande partie des autres élus communautaires, qui "avaient joué la carte de la solidarité intercommunale malgré des décisions difficiles", rappelait encore dernièrement Patrice Selly. En coulisses, en plus de l'attitude, c'est également le manque d'assiduité de Joé Bédier lors des conseils des maires qui est également pointé du doigt par une partie de ses collègues de la Cirest.
Ainsi, quand le maire de Saint-André parle de "respect de la parole donnée" suite au protocole d'accord de 2020, les autres élus, Patrice Selly en tête, lui rappellent son "manque de soutien" ainsi que ceux de ses élus dans des dossiers particulièrement sensibles où même les plus petites communes du territoire s'étaient rangées du côté de la majorité.
Cela s'est vu lors du vote du budget en mars dernier puisque l'actuel président de la Cirest avait réussi à faire valider de justesse le budget 2023 de la collectivité, en bénéficiant du soutien des élus des majorités des autres communes composant l'intercommunalité, hormis ceux de Saint-André, isolés comme jamais.


