Vidéo - St-Benoit : L'école Daniel-Honoré accueille la première station pérenne de mesure de l'air de la région Est

L'installation de cette unité de mesure de l'air est la 18e de l'île pour ATMO Réunion. Cette démarche s’inscrit dans un projet pédagogique sur le développement durable, initié par la Cirest et ses partenaires (Atmo Réunion, Ville de Saint-Benoît, équipe éducative école Daniel-Honoré), dans le cadre des actions du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de la Cirest, adopté en juillet dernier.
À cet effet, 20 élèves d’une classe de CM2 ont été sensibilisés à la qualité de l’air intérieure et extérieure par une médiatrice scientifique d’Atmo Réunion. En effet, le suivi de la qualité de l'air est aujourd'hui une composante centrale des PCAET comme le rappelle Anita Razafindrasoa, directrice de la Planification et de la Connaissance du territoire et chargée du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) de la Cirest. "Cette station est également vouée à capter les émanations autour du quartier mais aussi sur tout le territoire Est. Elle va suivre surtout tout ce qui touche aux critères urbains et périurbains", explique-t-elle, comme par exemple le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote ou encore l'ozone.
Des analyses que le grand public pourra retrouver sur le site d'ATMO Réunion. La station de l'école Daniel-Honoré permettra également de mesurer, via des prélèvements et non pas par analyse, le benzène, les hydrocarbures et les métaux lourds contenus dans l'air.
ATMO Réunion planche par ailleurs sur l'installation d'une seconde station dans l'Est mais en zone rurale, probablement à Salazie. Cette dernière devrait se concentrer sur les émanations liées au monde rural comme le pollen ou le taux de produits phytosanitaires flottants dans l'air.
Outre l'enjeu sanitaire, la mise en place de ces unités a également une portée sur l'aménagement du territoire reprend pour sa part Patrice Selly. "En plus de savoir si l'air que nous respirons est de bonne ou de mauvaise qualité, cette station nous permettra également d'adapter nos politiques publiques en matière d'aménagement du territoire, en particulier sur le volet des mobilités, en limitant au maximum les émissions de gaz à effet de serre", précise le président de la Cirest :


