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Conte de Noël pour les petits Réunionnais

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 13 octobre 2010 à 14H44

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J’ai fait un rêve : la Réunion était devenue le miroir du monde entier en matière d’économie d’énergie, et avait résolue tout ce qui était pollution atmosphérique.
Les politiques, las de se battre pour accaparer les postes lucratifs qui leur permettaient de s’enrichir sans rien faire… s’unirent pour mettre en valeur la richesse que détenait leur île : "l’énergie".
En effet ce volcan, outre la beauté de ses paysages et ses colères passagères, détenait dans ses entrailles une richesse inépuisable qu’est l’énergie calorifique.

Donc nos politiques, qu’ils soient de droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs, se dirent qu’il était temps de faire qq. chose pour éviter l’asphyxie de leur île. D’une part on ne pouvait plus circuler, et d’autre part on importait des quantités astronomiques de pétrole qui ruinaient l’économie locale.

C’est alors qu’un petit gars, Denis Papin je crois, leur souffla dans l’oreille qu’en chauffant de l’eau il avait remarqué que la vapeur produite soulevait le couvercle de sa marmite ! Euréka (ce n’est pas le même) la vapeur d’eau sait exploiter l’énergie produite par un combustible. Denis ne s’arrêta pas là dans sa réflexion et leur fit remarquer que le volcan était une source inépuisable d’énergie. (Inépuisable pour de nombreux siècles il va de soi). Quant à l’eau, l’île en a à profusion. Donc on fit venir les ingénieurs et techniciens qui savaient extraire cette énergie des entrailles de la terre, ils conçurent plusieurs usines astucieusement réparties autour du volcan, et implantées de telle façon qu’elles ne dénaturent pas le paysage. Le choix de plusieurs usines est qu’il ne faut pas mettre ses œufs dans le même panier, et qu’on doit prévoir soit une panne soit qu’on doive pratiquer la maintenance… enfin bon ils avaient de bonnes raisons.

En une trentaine d’année il y avait tellement d’énergie électrique, qu’on se mit à penser à la voiture électrique, en effet les dimensions de l’île sont telles, que l’autonomie de 200 à 300 km de ce type de véhicule est largement suffisante pour circuler sans tomber en panne sèche, d’électricité bien sur. Dix ans plus tard il n’y avait plus que des voitures électriques plus aucune odeur de gasoil, plus de bruits de pétarade car même les motos fonctionnaient à l’électricité. Pour faire plaisir aux motards on leur avait concédé un bruit rappelant celui des motos d’antan, mais bien atténué évidement.

Les ménagères avaient le tout électrique, les éoliennes avaient disparue, trop capricieuses. On avait quand même conservé les panneaux solaires, pourquoi s’en priver, c’est gratuit et ça marche tout seul !
Quant au tram train il avait refait surface et allégeait enfin la circulation routière. On arrivait au cœur de St-Denis de tous les coins de l’île en quelques dizaines de minutes. En outre on pouvait aller ailleurs qu’à St-Denis, tout aussi rapidement.

Mais on avait pensé à tout et les nostalgiques pouvaient venir humer les odeurs du kérosène à l’aéroport où une plateforme spéciale leur avait été aménagée.

Mais non je ne rêvais pas, c’est bien une odeur de kérosène qui me chatouillait les narines, je me réveillais en sursaut, je m’étais assoupi dans la salle d’embarquement de Gillot. Les voitures pétaradaient toujours, il n’y avait pas de tram train et les politiques continuaient de faire semblant de se battre afin de se partager le gâteau sur le dos de leurs administrés. Même s’ils avaient compris qu’ils vivaient sur une source d’énergie qui pouvait améliorer la vie de ces administrés ils se gardaient bien de scier la branche sur laquelle ils étaient confortablement installés.

J’ai pris l’avion et ne suis jamais revenu…

 

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