Attention méga jackpot : 178 milliard d'euros à gagner à l'heureux-milliard
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Ce chiffre astronomique, qui correspond grosso modo au déficit public, c'est le montant du loto gagné par le Medef de Mme Laurence Parisot. Il a été dévoilé par le Conseil des prélèvements obligatoires, instance indépendante rattachée à la Cour des comptes, dans un beau rapport, « Entreprises et niches fiscales et sociales, des dispositifs dérogatoires nombreux », rendu public le 6 octobre. Mme Laurence Parisot s'est abstenue d'aller pavoiser dans les médias comme elle le fait si souvent pour évoquer la lourdeur de la fiscalité des entreprises. Pas un membre du gouvernement UMP non plus n'a fait le déplacement pour dénoncer ce qui s'apparente bien à des avantages acquis. Encore moins le Voyou de La République Française, M. Sarkozy. Que tout le monde se rassure la gauche aussi n'a jamais laissé sa part au chien en matière de cadeaux. D'ailleurs c'est elle qui a lancé la mode de la privatisation des juteux services publics, biens communs de la nation, avec DSK, sous couvert bien sûr de liberté d'entreprendre, de concurrence pour plus d'efficience. Oui, mais pour qui ?
Cette information n'a été relayée par aucun média ici, trop occupés qu'ils sont à faire la météo des perturbations dans les services publics, à rappeler que les manifestants sont tous des vilains nantis, ou à accoler un fait divers lamentable à la manif, pour mieux racoler, comme étant un agissement contre ce projet de réforme. S'il est vrai que jusqu'à présent les français avait la possibilité de partir plus tôt à la retraite, par rapport à d'autres pays en Europe, encore eut-il fallut rappeler que nous étions aussi le pays où il faut le plus d'années de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Soit 41 annuités à terme avec ce formidable projet gouvernemental. Mais ce genre d'information reste très anecdotique. Un projet de réforme tellement inévitable et efficace qu'il ne permet pas de résoudre les problèmes de financement du système et qu'il faudra revoir la copie en 2018. Pour du long terme on a connu mieux!
Revenons à nos moutons. Donc ce rapport dénombre pas moins de 293 «dépenses fiscales », représentant 35 milliards d’euros, soit près de la moitié du coût des « niches fiscales » officielles (74,8 milliards). Il faut y ajouter les niches fiscales « déclassées », quel joli terme pour considérer une modalité normale de l’impôt, depuis 2006, dont « le poids » s’élève à 71,4 milliards, contre 4,2 milliards pour les mesures classées. Il faut aussi compter avec les niches « sociales », en fait des réductions de cotisations sociales (dont celles des médias…). Elles pèsent 66 milliards d’euros. Nous laissons de côté les quelques milliards de cadeaux pour avoir le compte.
Pour que le lecteur ne soit pas indu en erreur, il convient de préciser que les niches dont il est question ici, ne sont ABSOLUMENT pas celles qui doivent faire l'objet du fameux coup de rabot, dont bénéficient les personnes physiques ou les ménages. Coup de rabot au passage qui n'est en fait un coup de lime à ongle dans le budget 2011 comme l'explique cette analyse sur
http://sarkofrance.blogspot.com/2010/10/budget-2011-surprises-mensonges-et.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Sarkofrance+%28SARKOFRANCE%2C+le+blog+politique+d%27un+citoyen+vigilant%29
Dire que les entreprises française ne sont pas compétitives par rapport à d'autres pays, que la fiscalité des entreprises est lourde ou que les entreprises croulent sous les charges, sont autant de mensonges de la part du MEDEF, de la CGPME et de l'UMP bien sûr. Le rapport ose même des comparaisons avec des pays plus performants que le notre qui ont fait des choix autres que la « niche ». Pis Laurence Parisot réclame encore plus d'avantages fiscaux pour mettre en œuvre son beau concept de « compétitivité équitable ». Ça ne s'invente pas! Les entreprises qui captent le plus gros du pactole sont bien sûr celles du CAC 40. Faut-il subventionner les grands groupes français par le fameux régime « mère-fille » extrêmement favorable, beaucoup plus encore que chez nos voisins ? En France, un groupe peut sortir de son bénéfice imposable les produits de participation de ses filiales soit les dividendes, s’il possède plus de 5% de leur capital. Autant dire…presque toutes. Renault, PSA, L’Oréal, BNP-Paribas, la Société Générale, EDF, France télécom, le Crédit Agricole, LVMH etc… peuvent dire merci, puisque dans d’autres pays, il faut au moins posséder de 10 à 15% du capital. Le coût note le rapport « est exponentiel » : 1 milliard d’euros en 1990, 27,3 milliards en 2008 et… 34,9 milliards en 2009 !
Tout cela représente autant d'argent en moins dans les caisses de ces deux zaffaires complètement passés de mode: l'État et la Sécurité sociale. Car la France d'en bas a trop abusé, elle a gaspillé. Ce montant astronomique est à mettre en parallèle bien sûr avec :
- l'efficacité redoutable de la politique de l’emploi dans ce pays et les délocalisations outrancières pour toujours plus de profits,
‐ le développement des entreprises et l'explosion des cessations d'activités des PME-TPE,
‐ la recherche et l’innovation au point mort,
‐ le pouvoir d’achat, rappelez vous le président du pouvoir d'achat?
‐ et de l’aménagement du territoire. Hein??
En fait ces niches sont une véritable trappe à bas salaires qui maintiennent la France entière dans une politique de basse qualification. Petite cerise sur le gâteaux quand même. Dans la Tribune du 11 octobre vous pourrez apprendre qu'une étude de la banque Crédit Suisse place la France, notre beau pays au bord de la faillite, nous rappelle tous les jours nos politiques et les journaleux, comme le pays ayant la plus forte densité....de riches. Devant les Etats-Unis et l'Allemagne. « Ah bon? » dirait Roseline Bachelot, notre extraordinaire Ministre de la santé en charge de la sécurité sociale. Pas plus tard que la semaine dernière 100 sympathiques députés UMP proposaient même la suppression du bouclier fiscal sous couvert de rapprochement avec la fiscalité allemande et par la même occasion la suppression de cet impôt injuste qu'est l'ISF, pour ces pauvres riches qui menacent d'aller voir ailleurs si on ne les aident pas encore plus. « Pas tout de suite » a dit le président des riches, « seulement pour 2012, juste avant les élections ». C'est beau l'esprit patriotique dont tous ces gens font preuve. Décourageante la fiscalité française? Mais non évidemment gros mensonge, elle est l'une des plus avantageuses au monde pour ceux qui savent faire de l'optimisation fiscale!! N'est ce pas Lilianne B? Comment se porte Eric?
Alors toujours pas d'argent pour sauver les retraites du petit salarié ou du fonctionnaires? On tend l'oreille ? Silence. Esprit d'entreprendre nous dit-on, ces gens là prennent prennent des risques. Non, ils sont juste insatiables. Que croient-ils tous remplir ainsi ? Cet appétit ne parvient pas à masquer leur propre vide. Ils s'accrochent à la table, mais au grand banquet de la vie, ils n'auront, au final, nourri que le néant.
Le collectif des va s'y


