Pour Didier Robert "le consensus a été cassé"

Le président de la Région, Didier Robert, a évoqué les raisons qui l'ont poussé, en tant que président de la Sematra, à demander le report de l'assemblée générale d'Air Austral de ce matin.
"Le consensus a été cassé, pour deux raisons. La première, après les élections de mars 2010 tout le monde s'attendait à ce que le président de Région puisse devenir président du conseil de surveillance. Mais, le département a continué à assurer la présidence de la Sematra. Or Paul Vergès a fait le choix d'assurer la présidence dans les coulisses, présidence acquise auprès de Roger Hoarau. Paul Vergès reste président du conseil de surveillance jusqu'en 2014, c'est un élément pour casser le consensus établi jusqu'à ce jour", explique Didier Robert
Un deuxième point a été soulevé par Didier Robert : "La Sematra, le 22 mai dernier, lors d'une première réunion, a pris une décision. Le conseil de surveillance doit rester à 11 membres et si le président de la Région intègre le conseil de surveillance il faut que quelqu'un sorte. Les déclarations des uns et des autres qui parlent d'un consensus plus large à 12, n'est pas la demande faite par la Sematra le 22 mai denier. Clairement, le conseil doit être maintenu à 11. Je ne peux pas accepter en tant que président de Région de siéger dans un conseil à 12. Paul Verges n'ayant aucune légitimité pour assurer la présidence, comme je n'ai pas à porter la responsabilité de l'éviction d'un membre du conseil de surveillance".
Au vu de ces éléments, l'assemblée générale d'Air Austral a été reportée "le plus rapidement possible", pour être fixée aux alentours du 20 octobre.
Didier Robert rappelle "son soutien inconditionnel à Air Austral, qui est une bonne compagnie qui réalise de vrais résultats, avec à sa tête Gérard Ethève, qui a une vraie capacité à agir dans le sens des intérêts de la compagnie, et à aucun moment la Région ne viendra contrecarrer cette dynamique. En devenant président de la Sematra, je me dois d'être à coté d'Air Austral en tant qu'actionnaire principal et en même temps avoir un regard sur les fonds publics utilisés".



