Violences conjugales : "Vous êtes un bourreau domestique", fustige la procureure

Les militaires constatent également les yeux rouges ainsi que la forte odeur d'alcool du prévenu. Trois quart d'heures après leur arrivée sur les lieux, l'individu est contrôlé à 23h30 avec 2,08 g/l d'alcool dans le sang. "Je reconnais un coup à l'arcade. Ça a commencé par des claques, ensuite il y a eu un 'ralé-poussé' et le coup de poing est parti tout seul", explique le prévenu à la barre. Il indique ensuite avoir bu quatre bières et une bouteille entière de vin. Sous le coup d'un contrôle judiciaire avec une interdiction de contact pour les mêmes faits datant de septembre 2021, il avait écopé d'une peine d'un an de prison dont du sursis. Comme il l'indique avec lucidité, il connait parfaitement son schéma de fonctionnement : alcool, jalousie, colère et violence.
Le parquet se dit "particulièrement inquiet, voire très inquiet". "Il a 4 mentions sur son casier dont 3 pour les mêmes faits. Il est là 6 mois après être sorti de garde à vue pour les même faits sur la même victime. La victime a dit au docteur : 'je me suis sentie comme chien'. Il n'y a aucune remise en question, aucune empathie pour la victime. C'est un bourreau domestique !", requiert la procureure qui demande 3 ans de prison avec mandat de dépôt et une interdiction de contact avec la victime.
"Il est décrit comme un tyran domestique, mais si tel était le cas, il se serait montré différent dès sa sortie de prison. La jalousie a pris le pas sur la raison. Ce qu'il a fait est inadmissible mais il ne veut pas se soustraire à ses responsabilités", plaide la défense. "Même s'l y a une mesure d'éloignement, je m'en moque", disait le prévenu en garde à vue...
Après en avoir délibéré, le tribunal condamne Jean B. à 3 ans de prison avec mandat de dépôt et une interdiction de contact et de paraitre au domicile de la victime.


