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Journée mondiale de la gastronomie : Quel est votre cari préféré ?

Ce samedi 25 septembre est la journée mondiale de la gastronomie. Un évènement qui ne peut évidemment pas passer inaperçu à La Réunion, où l’art de la table est une véritable religion. Un moment important, d’autant que la cuisine commence à se faire connaître.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 25 septembre 2021 à 07H00

Quoi de mieux qu’une anecdote personnelle pour révéler la puissance d’attraction de la cuisine créole. Il y a 4-5 ans, alors que je patientais dans la queue d’un supermarché de Montréal au Canada, le client devant moi avait pris un rougail saucisses en bocal. Au moment de scanner l’article, la caissière a réagi en annonçant au client que "c’est trop bon ça".

Comment des bocaux de rougail saucisses ou de cabri massalé se sont retrouvés sur les étales Québécoises ? Simplement parce qu’un Réunionnais a ouvert un restaurant à Montréal baptisé Marmite su’l feu et a commencé à produire pour les magasins. Le restaurant a fermé depuis, mais les souvenirs de cette cuisine "exotique" demeurent chez nos cousins de la Belle Province.

J’ai fait découvrir le boucané-bringelle et le rougail saucisses à mes colocataires canadiens. L’un d’eux voulait même me payer pour que je lui fasse la cuisine pour une version de cari qui ferait râler plus d’un Réunionnais même si c'était gratuit. Mais malgré 20 ans de recherche et développement pour améliorer ma technique, je sais que je n’arrivais à la maîtrise de cet art comme mon ex-belle-mère.
 

 

La Bretagne en amour de notre gastronomie

Le rougail saucisse justement semble avoir remplacé la célèbre galette-saucisse dans le cœur des Bretons. Le mois dernier, le site marmiton, numéro un des sites de cuisine en France, avait révélé que la recette de notre plat national était la plus recherchée au pays du biniou. 

Mais les Bretons ne sont pas les seuls métropolitains à adorer ce plat qui est dorénavant [proposé de manière industrielle dans presque tous les supermarchés de France]urlblank:https://www.zinfos974.com/Le-rougail-saucisses-s-exporte-en-grande-surface-metropolitaine_a147778.html .

Un succès qui fait grincer des dents

Que les zoreils aiment le rougail saucisse, ça n’est un secret pour personne. Qu’ils se mettent à le cuisiner et à en faire commerce, l’idée peut par contre irriter certains. D’autant que beaucoup de "cuisiniers" n’ont pas pris soin de se former avec des Réunionnais et vont donc commettre des "hérésies", comme faire cuire les grains avec le cari.

En novembre 2019, un bad buzz avait éclaté lorsqu’[un Réunionnais avait explosé de colère]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Le-rougail-saucisses-d-un-foodtruck-violemment-critique-par-un-Reunionnais_a145931.html sur un marché dans le Var en voyant la version proposée par un Food Truck.

Y a pas que le rougail dans la vie, y a le cabri aussi

Forcément, le succès du rougail saucisse occulte les plats de l’île. Les plats au massalé, les civets, les caris ou les zembrocals n’ont pas encore réussi à s’exporter hors de l’île. C’est pourtant cet ensemble qui fait la richesse de la gastronomie que les habitants de l’île ont su développer en plus de trois siècles. En comparaison des créoles des neiges (les Québécois), La Réunion a su se créer un vrai patrimoine culinaire, qui est une part inaliénable de  son identité.

Car la cuisine n’est pas qu’un plaisir à La Réunion, c’est une part de son identité. La seule règle étant de ne pas "met safran dan le bred mouroum".

Et vous, quel est votre cari préféré?

 

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