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Le Collectif Sport 974 mobilisation alerte la secrétaire d'Etat de la Jeunesse et des Sports

?Le Collectif Sport 974 mobilisation profite de chaque opportunité pour se faire entendre. La visite ministérielle était l’occasion rêvée de faire remonter la préoccupation du moment du monde sportif : faire que les pratiquants et encadrants soient exemptés de pass sanitaire.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 15 septembre 2021 à 10H56

[La motion portée à la connaissance du préfet début septembre]urlblank:https://www.zinfos974.com/Sport-Un-collectif-d-associations-depose-une-motion-au-prefet_a172932.html n’a pas encore influé sur les décisions de Jacques Billant. Il faut dire que le préfet applique stricto sensu la mesure nationale du Pass sanitaire. Depuis la publication du décret du 7 août 2021, il rend obligatoire la présentation du Pass sanitaire pour accéder à un établissement recevant du public (ERP de type X et PA) au 30 août et pour les mineurs de 12 à 17 ans, salariés et bénévoles qui interviennent dans ces lieux à compter du 30 septembre.

Le monde du sport est directement concerné par cette mesure. Ce qui ne l’empêche pas d’accepter son sort sans rien dire. Selon le Collectif Sport 974 mobilisation, il y a une "incohérence flagrante" dans la superposition des mesures. Un seul exemple saute aux yeux, les scolaires et périscolaires sont exemptés du Pass, or "On peut comparer une équipe sportive à une classe scolaire, un club sportif à une école. En 1 heure scolaire, un professeur de sport peut emmener une classe dans un ERP sans Pass sanitaire. Après l’école, ce même professeur qui doit intervenir dans une association, comme c’est souvent le cas, ainsi que ces mêmes enfants, sont soumis au Pass sanitaire. Et c’est pourtant bien le même public !"

Le collectif a obtenu l'écoute d'une collaboratrice de la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports. Sans pouvoir donner son avis évidemment, la collaboratrice de Nathalie Elimas a pris la mesure du paradoxe et a promis de relayer leur point de vue. 

"On ne doit pas refuser à un enfant de faire du sport !"

"Évidemment le gouvernement a un discours favorable à la vaccination, c’est évident. Après, nous ce qu’on a dit c’est qu’il faut faire une distinction car, déjà, ce ne sont pas les enfants qui choisissent, ce sont les parents donc les enfants ne doivent pas subir une double peine parce que les parents ne veulent pas, par exemple, du Pass sanitaire ou du moins du vaccin pour leur enfant. On ne doit pas refuser à un enfant de faire du sport !", soutient Johan Guillou du collectif.

L’autre point abordé est celui du coût des tests antigéniques et PCR qui vont devenir payants (à partir du 15 octobre, ndlr). "A un moment donné, il va y avoir une disparité entre ceux qui peuvent payer le test et ceux qui n’auront pas les moyens de le faire. Donc forcément on va se retrouver avec une masse incroyable d’associations, d’enfants, de bénévoles et d’éducateurs qui ne pourront plus fonctionner, qui ne répondront plus présent", entrevoit-il comme sombre perspective.

Par ailleurs aux manettes d’une ligue, Johan Guillou a également tenté de faire parler les chiffres. "On lui a mis en évidence ce qu’il se passe au niveau scolaire et au niveau associatif. On lui a dit qu’il y a zéro cas de transmission Covid chez nous dans le sport, grâce à la mise en place du protocole."

Le sport qui s'arrête c'est aussi des incidences sur la santé et le social

Néanmoins, le préfet pourra difficilement échapper à la hiérarchie des normes du droit français en s’exonérant du décret visé mais le collectif a aussi demandé à ce "que le préfet puisse bénéficier d’un droit d’adaptation du Pass sanitaire." 

A défaut de pouvoir être entendu sur la totalité de la mesure du pass obligatoire, le collectif entend faire valoir une indulgence partielle "au moins sur les créneaux d’entrainements par exemple, et que le pass soit gardé sur les compétitions du week end". Au rythme de 2 à 3 séances par semaine plus les matches du samedi ou dimanche, la multiplication des tests Covid à passer (pour ceux qui refusent le vaccin) aura en effet de quoi décourager la jeunesse sportive. Un pilier social qu’il ne faut pas négliger selon Johan Guillou.

"Puisque tout le monde se renvoie la balle : c’est pas le préfet qui décide, c’est pas non plus le ministre. De ce que qu’on a compris, tout est décidé par les autorités sanitaires, alors la prochaine étape sera de demander audience à l’ARS d’ici le 30 septembre, date d’entrée en vigueur du pass chez le public mineur", ajoute Audrey Faggion, présidente du club de gymnastique de Saint-Pierre. "Si ça ne suffit pas, nous sommes prêts à alerter le président de la République", montre-t-elle sa détermination. 

Le collectif a un petit frère en Guadeloupe

Une urgence sociale doublée d’une urgence de santé publique. "Pas mal de jeunes qui sont susceptibles d’aller vers des compétitions nationales vont malheureusement arrêter car des associations vont fermer ! De nombreux jeunes n’ont pas resigné leur licence. Des éducateurs ont tout arrêté", complètent-ils leur propos. "On a aussi expliqué qu’il n’y a pas que la Covid-19 aujourd’hui, il y a d’autres problèmes pour lesquels le sport aide : nous pensons au diabète ou aux violences intrafamiliales." 

Seule bonne nouvelle du jour, le collectif n'est plus seul. "Le collectif a un petit frère en Guadeloupe. Un collectif qui s’est basé sur ce qu’on a fait à la Réunion", ajoute Audrey Faggion. Autant de ruisseaux qui pourront peut-être faire évoluer l'application du décret.

 

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