Les Chroniques de Tonton Jules - #60 "Le caca à tous les étages !!!!!

Haro sur le bidet ! Pardon, sur le baudet ! Pardon, sur le préfet !
Il va finir par devenir sourd, M. Billant, à avoir les oreilles qui sifflent tant. Comment !… Voilà un homme qui n’a eu de cesse d’être à notre écoute. Avant de prendre la moindre décision, il consulte à tout-va. Ainsi faisant, il nous a épargné les mesures drastiques du niveau national. Reconnaissons-le, nous avons plutôt mieux vécu ici qu’à Trifouilly-les-Bilimbis. Voici que la situation sanitaire empire, tous les chiffres le disent. Avant de jeter le fer au feu, M. Billant va prendre le temps de consulter. Mais déjà, avant que la décision préfectorale ne s’impose, les huées s’intensifient. Y’a qu’à écouter certaines radios. Je crois, je suis sûr, qu’il faudrait plutôt remercier ce préfet d’être soucieux de notre bien-être plutôt que de sa carrière, malgré une crise sanitaire qui n’est pas prête de s’arrêter de si tôt !
L’hypocrisie des carrières
On avait additionné les griefs sur le dos de Didier Robert. Fallait l’abattre ! Au nombre des reproches, on avait mis les carrières de gros galets pour achever « sa » NRL. Bon ! Je sais, j’ai été contre le Didier et contre la destruction de nos paysages (ou ce qu’il en reste). Je constate avec effarement qu’aujourd’hui, tous ses adversaires disant pis que pendre contre ces carrières, sont en train, en douce et sans secousse, de revenir sur leurs indignations et autres cris d’orfraies. L’Elysée « aurait » approuvé la perforation des carrières jusqu’en Chine. La Région « serait » en train de préparer un plan « adoucissant » pour que la population réunionnaise approuve, sans rien y comprendre, la destruction définitive de son sol. On « n’aurait » rien dit à l’Unesco en raison des Pitons, cirques etc. qui pourraient bien y perdre un label envié. Mes conditionnels peuvent aussi bien se révéler des impératifs… Les promesses n’engagent que les connards assez stupides pour y croire, je sais. Je serai le dernier des connards, soit, pour avoir fait confiance en Huguette, Érika, Norman and so on. Mais je garde ma grande gueule. Ce n’est pas une menace ; c’est une promesse. Si les opposants aux carrières organisent une manif, malgré mes béquilles, je serai au 1er rang. On verra bien s’ils me délogent à coups de matraques. Chiche !
Ciné Grand-Sud
Le grand Sud va avoir son ciné-multiplexe. Ouf ! Voici quelques années, la bataille faisant rage entre les deux sociétés de films ; l’une voulant construire sur le front-de-mer puis sur Pierrefonds ; l’autre en tenant pour la Zac Canabady, je fus interrogé par Réunion la 1ère en plein trottoir de la rue Auguste-Babet : « Vous êtes pour quelle solution ? » Question incongrue et ma réponse fut, comme celle de tout le monde : « N’importe où pourvu qu’on ait quelque chose et qu’on puisse aller au ciné ! » La ZAC Canabady étant déjà sur-embouteillée, la solution Éthève paraissait la plus raisonnable, de loin. Son concurrent a alors intenté 150.000 recours en justice sans tenir compte une seule seconde de ce que nous, nous les ciné-amateurs, attendions : un cinéma. Rongé par la hargne, il a retardé notre plaisir de moult années. Il a été débouté. Bien fait pour sa gu… et je pèse mes mots. Salut à toi, Yves Éthève et, par pitié, ne nous fais pas languir.


