Affaire des emplois familiaux: Nassimah Dindar relaxée

[Le 5 mars 2021, la sénatrice comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis]urlblank:https://www.zinfos974.com/Suspicion-de-prise-illegale-d-interets-5-mois-de-prison-et-2-ans-d-ineligibilite-requis-contre-Nassimah-Dindar_a166823.html , soupçonnée d'avoir favorisé l'embauche de deux employés au sein du SDIS, le Service départemental d'incendie et de secours, qu'elle dirigeait entre 2015 et 2018. L'affaire avait débuté par [un signalement de la Chambre régionale des comptes]urlblank:https://www.zinfos974.com/SDIS-Nassimah-Dindar-entendue-par-les-magistrats-de-la-Chambre-regionale-des-Comptes_a121330.html .
Nassimah Dindar a finalement été relaxée car les preuves n'ont pas été rapportées.
Le procureur de la République de Saint-Denis avait requis contre la sénatrice cinq mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité, indiquant que l'élue "avait contourné volontairement les circuits de recrutement habituels afin de faire embaucher sa femme de ménage et son jardinier qu'elle connaissait".
Des soupçons d'emplois fictifs pesaient également dans ce dossier, les deux employés étaient soupçonnés avoir travaillé au domicile de la sénatrice tout en étant rémunérés par le SDIS. Des faits que Nassimah Dindar a réfuté lors de son procès évoquant longuement les dysfonctionnements au sein du SDIS et précisant qu'elle n'avait joué aucun rôle dans le recrutement des deux agents.
La défense a plaidé le "non-intentionnel"
Concernant la femme de ménage, Nassimah Dindar a indiqué l'avoir rencontrée lorsque le contrat de cette dernière au sein du conseil départemental avait touché à sa fin. Elle aurait été reçue par la présidente lors d'une "audience citoyenne". Face à cette mère célibataire en pleurs, Nassimah Dindar avait proposé de l’embaucher chez elle. Par la suite elle aurait postulé d'elle-même au SDIS. Une version contestée par[ le colonel Loubry qui avait indiqué lors de ses auditions]urlblank:https://www.zinfos974.com/Emplois-supposes-fictifs-au-SDIS-Le-colonel-Loubry-entendu-par-les-enqueteurs_a132039.html que "c'est Nassimah Dindar qui lui aurait demandé d'embaucher cette connaissance à la sortie d’un conseil d’administration".
Concernant le jardinier, Nassimah Dindar a indiqué à la barre du tribunal qu'elle lui aurait proposé un travail chez elle, avec des "chèques emplois service CESU payés et déclarés". Mais, selon un témoin, c'est la présidente qui aurait remis le CV de l'agent aux ressources humaines. L'agent lui-même avait affirmé que c'est le SDIS qui l'aurait appelé suite à son rendez-vous avec elle afin de lui faire signer un contrat.
En défense, les avocats de l'élue, Mes Normane Omarjee, Djalil Gangate et Luc Brossollet, [qui s'étaient dits "sereins" dans cette affaire]urlblank:https://www.zinfos974.com/Suspicions-de-prise-illegale-d-interets-au-SDIS-Nassimah-Dindar-renvoyee-en-correctionnelle_a148917.html avaient basé leurs arguments sur les dysfonctionnements au sein du SDIS, notamment au niveau des ressources humaines, le manque de concordance entre les témoins et autres incohérences non négligeables tendant à prouver l’absence d’intention de la part de l’ancienne présidente. [Les robes noires avaient tenté d'obtenir le dépaysement du procès, en vain.]urlblank:https://www.zinfos974.com/Nassimah-Dindar-demande-le-depaysement-de-son-proces_a156873.html
À cause de preuves non rapportées, le tribunal a décidé de relaxer Nassimah Dindar.
Jean-Emile De Bolivier, membre de l'association Anticor, s'exprime suite à la décision du tribunal. Il se dit "dubitatif" quant à la "qualité de l'enquête". Il assure qu'en tant que l'association fera appel en tant que partie civile.


