Régionales 2021 : Normane OMARJEE, le candidat de BAREIGTS / FONTAINE

En politique, il y a les leaders et les suiveurs : le leader est celui qui mouille sa chemise sur le terrain, construit son parcours et progresse patiemment au fil du temps, puis récolte le fruit de son dur labeur à la seule sueur de son front ; il est une femme ou un homme libre et indépendant.
Le suiveur est un pion arriviste, pressé, réputé paresseux car profitant du travail réalisé par les autres, et qui attend le « manger cuit » ; en contrepartie son indépendance et sa liberté notamment d'expression sont souvent confisqués.
Être propulsé comme « fou » du Roi du Sud, aux côtés de la Reine-Maire du Nord, n'est pas forcément la meilleure place : au jeu d'échecs, le fou (à l'instar du cavalier en mode « cheval de Troie ») est en effet considéré comme une pièce mineure qui ne peut changer de couleur de case et qui ne balaie donc que la moitié de l'échiquier ... Il est souvent sacrifié pour sauver au final le Roitelet et ses intérêts.
Bien qu'il ait pris soin de clamer le contraire dans la presse locale il y a quelques jours, nul ne le croit un seul instant lorsqu'il ose dire qu'il fait la distinction entre sa profession et son engagement politique : son poids électoral étant proche de zéro, il utilise justement ses titres professionnels sous couvert de « société civile » pour tenter d'en faire un tremplin politique.
Celui qui n'a aucune honte à prôner « les principes de Transparence » et la «CONscience » en politique n'hésite pas à affirmer que « le développement de notre île ne peut être l'apanage d'amitiés ou d'inimitiés politiques » : pourtant, sans cette proximité qui l'unit à Michel FONTAINE, serait-il en bonne position sur la liste de Ericka BAREIGTS pour ces élections régionales ? Tout le microcosme politique local connaît la réponse !
Ces manœuvres politiciennes d'arrière-cuisine sont un manque de respect total pour les électeurs.
Peut-on encore parler d'éthique ? N'y aurait-il pas conflit d'intérêts ? Dès lors, comment pourrait-on redonner aux citoyens confiance dans la politique ?
Je partage néanmoins ce qu'il écrivait dans une tribune libre le mois dernier : « C'est au prix de cette exigence que nous parviendrons à convaincre les électeurs d'outre-mer (...) qu'il est temps de cesser de mettre en lèr des gens qui les méprisent ». À bon entendeur, salut !
Monsieur le Bâtonnier, un présumé grand avocat ne devrait pas dire çà ... n'est ce pas ?


