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Il brûle son véhicule pour dissimuler les preuves… et attire les gendarmes

Une voiture brûlée a attiré l'attention des gendarmes de Saint-Paul le 27 septembre dernier. Et pas que, un homme à l'allure suspecte à proximité a été interpellé et condamné.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 6 avril 2021 à 17H16

Il y en a qui cherchent les embrouilles et d’autres qui n’ont tout simplement pas de chance. B.C, lui, semble souffrir des deux. Car en octobre dernier, le récidiviste alcoolique dont le permis a été suspendu conduit malgré tout dans les rues de Saint-Paul, ivre. Sans surprise, il se prend un mur. Quelle idée lui vient pour cacher les preuves de ses actes ? Enlever les plaques d’immatriculation et mettre feu à la Peugeot 206. 

Mais grand manque de bol, des gendarmes qui pourtant ne devaient pas travailler ce soir-là, passent et aperçoivent le véhicule. Ils s’en approchent afin de s’assurer que personne n’est enfermé à l’intérieur et voient non loin un homme qui quitte les lieux, une bière et des plaques à la main. 
 
"Vous racontez n’importe quoi"
 
En garde à vue, B.C insiste sur le rôle de père qu’il occupe et assure qu’il doit retrouver sa femme au plus vite. Cette dernière affirme néanmoins qu’elle a passé la soirée à l’appeler, sans réponse. Le patron du bar où monsieur buvait seul ce soir-là le confirme également : son téléphone sonnait dans le vide. Il ne s’agit pas des seules fabulations du prévenu : il aurait brûlé la voiture appartenant à un ami parti en métropole et destinée à la casse, afin de lui rendre service. Et les plaques d’immatriculation ? "En collector".

Ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, il affirme avoir été sous le choc et l’effet de l’alcool lorsqu’il a décidé de brûler la voiture de son ami. "C’était aussi pour effacer les traces", affirme la présidente d’audience. "Sûrement", lui répond-il. Car B.C compte déjà quatre condamnations précédentes dont des conduites sous l’état d’un empire alcoolique.

"Je ne bois plus, je réalise que j’aurais pu tuer des gens", insiste-t-il. Un mensonge de plus que la procureure s’est gardée de révéler jusqu’à la fin de l’audience. "Un incident il y a quelques semaines", indique-t-elle. La conduite de son scooter alors qu’il avait bu, le 13 février dernier. "Et vous nous racontez toute une histoire sur les raisons pour lesquelles vous ne buvez plus ? Vous racontez n’importe quoi", lui lance la présidente. 
 
"Le tribunal n’est pas trop dupe", déclare-t-elle après l’avoir condamné à 8 mois de prison avec sursis, une obligation de soins, l’annulation de son permis de conduire et interdiction de le repasser avant six mois. 

 

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