Covid à Mayotte : Mansour Kamardine demande l'ouverture de centres de vaccination

Avec un taux d’incidence de 800 dans certaines communes, je demande, sous le sceau de l’urgence absolue, l’ouverture de 2 centres de vaccination supplémentaire et l’envoi immédiat du vaccin Moderna
Face à l’explosion de l’épidémie de coronavirus à Mayotte corrélée à la circulation du variant sud-africain, le préfet vient d’arrêter un « confinement total » de Petite-Terre et d’une partie du sud du département.
Je demande, au gouvernement, pour faire face à la situation alarmante de Mayotte, sous le sceau de l’urgence absolue :
- L’ouverture de 2 centres de vaccination, un en Petite-Terre et un à Bouéni dans le Sud ;
- L’envoi immédiat d’un nombre de doses permettant de vacciner toutes les personnes qui le souhaitent, de plus de 50 ans ou ayant des comorbidités ;
- L’envoi du vaccin Moderna qui permet de décentraliser la vaccination dans les communes et surtout qui plus efficace que le vaccin Pfizer (le conseil scientifique placé auprès de la présidence de la République a confirmé qu’il perdait 40% d’efficacité face au variant 501-V2 sud-africain) ;
- La programmation à court terme d’un renfort de la réserve sanitaire.
Le taux d’incidence à Mayotte depuis le 1er janvier est passé 50 cas pour 100 000 habitant à plus de 260 hier. La Petite-terre est particulièrement touchée avec un taux d’incidence d’environ 800, ainsi que le sud de Mayotte avec un taux de 577 à Bouéni.
Cela a conduit le préfet de Mayotte à arrêter, en urgence, un « confinement total » de Petite-Terre et Bouéni à partir du 28 janvier, en dressant un cordon sanitaire étanche autour de Petite-Terre proche des mesures de confinement prise à Wuhan en Chine il y a un an, notamment en interdisant tous les déplacements entre les 2 îles de Grande-Terre et Petite-Terre (sauf forces de l’ordre, personnels de santé et personnes se rendant au centre de test de l’aéroport).
Le risque de saturation du système hospitalier de Mayotte à 2 semaines est réel selon les autorités sanitaires (multiplication des hospitalisations Covid par 6,5 depuis le 1er janvier - 1 lit de médecine pour 2200 habitants contre 1 pour 500 habitants en métropole - 1 lit de réanimation pour 25 000 habitants contre 1 pour 10 000 habitants en métropole).


