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Il est temps d’avoir peur…

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 4 juin 2010 à 09H43

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L’enseignement primaire subit depuis l’élection présidentielle de nombreuses réformes qui tendent toutes à démanteler l’école publique, laïque et gratuite. L’enseignement a été réduit de deux heures par semaine alors que les programmes ont été dans le même temps refondés mais non allégés. Des évaluations nationales en cm2 et ce1 ont été instituées, payées par des primes ; ces mêmes évaluations aux résultats catastrophiques sont bidouillées grâce aux merveilles de l’informatique afin des rendre les résultats moins dramatiques .L’aide personnalisée a été institué stigmatisant encore plus les enfants en difficulté sans pour autant leur apporter une aide véritable puisque dans le même temps le nombre de postes spécialisés dans l’aide aux enfants a été réduit et sera à terme inexistant. L’instauration du fichier base élèves, véritable fichage des enfants,pourtant remis en question par l’ONU  qui accorde le statut  de "défenseur des enfants" à tous ceux qui refusent de renseigner le fichier est mis en place sans que le protocole en soit respecté (plus d’information systématique auprès des parents).  

A présent c’est le fichier MOSART qui va permettre aux grévistes d’être plus rapidement ponctionnés et fichés. A croire que l’utilisation de l’informatique dans l’éducation nationale ne serve qu’à ficher, contrôler au lieu d’être un outil de développement et d’apprentissage.

La suppression des IUFM conduit à nous faire croire qu’enseigner ne nécessite aucune formation . Enseigner ne s’apprend plus. Auparavant trois années de formation théorique et pratique étaient nécessaires et à présent seuls les diplômes et le concours suffiront à exercer ce métier. L’Etat ne se préoccupe plus de l’enseignement puisque sa seule préoccupation est de supprimer 16.000 postes
chaque année. Cela est incompatible avec une éducation de qualité.

Ainsi les dernières mesures prévues pour la rentrée 2011 et dont la fuite est savamment orchestrée dans les médias et sur internet vont consister à définitivement libéraliser l’école.
 
Ces mesures portent sur : la diminution du nombre d’écoles ,l’augmentation du nombre d’élèves par classe ; l’utilisation de personnels vacataires pour les remplacements courts, la fin de l’école à deux ans, le transfert de la formation continue hors temps de travail, la fin des rased et la suppression des emplois
d’assistants étrangers.

L’’enseignement n’est plus une affaire de l’Etat. A nous de faire que l’école redevienne une priorité de l’Etat, l’école reste l’avenir d’un pays. A chacun d’entre nous à chaque niveau de l’éducation du simple enseignant à l’inspecteur de ne pas appliquer ces réformes autant que faire se peut. La désobéissance semble actuellement la meilleure des défenses à la fois de notre métier, de nos élèves et de leurs parents. Etre fonctionnaire ne consiste pas à appliquer machinalement réforme sur réforme, et cela jusqu’à la nausée.

Si nous ne réagissons pas qui le fera ?  

Sonia Delrieu
POUR LE SAIPER PAS974

 

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