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Le NPAR soutient la lutte engagée par les jeunes enseignants réunionnais

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 21 mai 2010 à 12H00

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Le NPAR soutient pleinement la lutte engagée par les jeunes enseignants réunionnais pour rester enseigner dans leur pays. La question n’est pas nouvelle : nos militants s’étaient déjà mobilisés en 2000 pour le même problème.

Si aujourd’hui  se pose la même question, c’est bien parce que les choix budgétaires du gouvernement Sarkozy (réduction du nombre de fonctionnaires, RGPP..) comme ses choix concernant la formation des maîtres (masterisation) amènent progressivement à une contraction des postes proposés au mouvement des enseignants du second degré. Ce dernier limite considérablement les choix pour tous les enseignants et pour ce qui concerne ceux qui ont réussi leurs concours à La Réunion, amène à des situations personnelles dramatiques.

Dans la situation chronique de sous emploi que connaît notre île, se ferment ainsi les rares possibilités pour un jeune Réunionnais d’utiliser ses connaissances, sa formation au profit de son île, ce malgré les efforts importants consentis par lui-même et sa famille.
 
C’est inacceptable humainement et absurde si on se place dans la perspective du développement de La Réunion : aucun pays au monde ne peut se priver de ses travailleurs les plus qualifiés. Cependant plus de 4000 jeunes diplômés au delà de la licence sont aujourd’hui sans emploi. N’y a-t-il pour eux qu’un avenir de chômage ou d’exil ?

Les lois d’orientation de ces dernières années ont toutes prévus des dispositifs dérogatoires favorables au patronat (défiscalisations, exonérations…). Par contre, elles ont laissés sur le bord du chemin les salariés, et les jeunes salariés. Le NPAR estime que des mesures dérogatoires à l’affectation des fonctionnaires (et non pas à leur recrutement) doivent être envisagées au moins pour le même durée que celle prévue par les lois d’orientation pour les patrons. En tout état de cause, les besoins de l’académie permettent sans problème "d’absorber" tous les titulaires des concours, y compris ceux qui ont été contraints de muter.
C’est bien sur le terrain politique et législatif que se situe désormais le débat.
Il faut noter avec tristesse combien l’attitude des plus hautes autorités de l’Etat (Préfet, Recteur, Ministre…) est insultante à l’encontre de ces jeunes enseignants et au delà, de l’ensemble des familles réunionnaises attachées à la réussite de leurs enfants.

Le NPAR appelle l’ensemble des personnels de l’Education Nationale, l’ensemble le la population à empêcher le départ de ces jeunes. Si nous ne le faisons pas, d’autres charrettes sont à prévoir, dès le mois de juillet pour les futurs lauréats aux concours et pour toutes les années à venir.

Pour le Nouveau Parti Anticapitaliste Réunionnais
Philippe AZEMA – Eric SORET

 

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