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"Aux acteurs du monde politique et e?conomique re?unionnais qui s’opposent a? la vente de VINDEMIA a? GBH"

?Lettre ouverte de l'association ADECALOM (Association contre la Domination E?conomique et pour la de?fense des Citoyens Attache?s aux Liberte?s Outre-Mer).
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 29 mai 2020 à 11H14

Mesdames, messieurs,

Vous avez été nombreux, élus et hommes d’affaires, à l’issue de la décision de l’ADLC le 26 mai 2020, à afficher clairement dans les médias locaux, votre désapprobation quant à l’acquisition des actifs de Vindemia par le groupe GBH.

Nous nous en félicitons. Cependant, ces prises de position doivent maintenant se traduire en actes et nous devons ensemble aller jusqu’au bout de ce que permet la procédure en la matière.

La présidente de l’ADLC l’a d’ailleurs rappelé. Dès la décision notifiée au ministre de l’Economie, celui-ci a cinq jours pour ordonner unilatéralement le passage en phase 2 c’est à dire l’approfondissement du dossier pendant une période de trois mois. Si aucune position n’est prise par le ministre au bout de ces cinq jours un nouveau délai de vingt jours court, qui permet au gouvernement, soit de valider définitivement le choix de l’ADLC, soit de le refuser définitivement dans sa forme présentée.

Mesdames et messieurs nous devons ensemble assumer notre désabrobation face à cette décision humilainte prise par l’ADLC.

- Usons de nos multiples influences et réseaux pour convaincre Monsieur le président de La République de ne pas renier sa promesse de s’opposer aux concentrations et autres monopoles, faite lors de sa venue en octobre 2919 ;

- Engageons-nous résolument dans le dernier recours qui reste à notre disposi- tion sur le plan légal : saisir le Conseil d’Etat pour qu’il dise le droit dans cette affaire.

Après cette étape nous pourrons en tirer toutes les conséquences.

Mais pour l’instant nous devons nous mobiliser car RIEN N’EST ENCORE JOUÉ !

Nous avons un peu plus de 20 jours devant nous pour convaincre Monsieur le président de La République de « stopper le chronomètre » afin de redonner aux Réunionnais la possibilité de proposer un nouveau modèle économique pour le secteur de la distribution commerciale à La Réunion.

Alors, unissons-nous, non pas au sein de notre association bien sûr, mais dans notre combat pour le refus de la domination économique à La Réunion et ce, sous la forme que vous pensez être la meilleure.

Notre désapprobation et notre révolte envers cette décision de l’ADLC ne doit être qu’une posture stratégique ou politique visant à laisser croire aux réunionnais que nous sommes contre mais que nous ne faisons rien pour agir.

Nous espérons beaucoup de la mobilisation de tous.

A défaut, l’association ADECALOM prendra ses responsabilités et portera ce dossier économiquement injuste pour La Réunion et humiliante pour les Réunionnais devant le Conseil d’Etat.

 

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