Le plaidoyer de Alain Nivet en faveur des infirmières et infirmiers

Alain Nivet est un ami, un militant syndical de longue date... ça ne donne pas une même obligation de point de vue. Nous n'avons pas le même ressenti... ne sommes dans la même situation de santé. Pour avoir le ressenti de l'autre, il faut être dans sa peau ou prendre sa place. Sinon, on est dans le simulacre.
Il prendra les choses du bon côté.
La perception surtout quand c'est entaché d'un "affect' débordant, de ce qui se déroule sous nos yeux est une chose, la réalité est parfois tout autre.surtout dans les détails, .les infirmiers libéraux ont le train de vie qu'ils s'imposent. C'est à la profession de s'organiser en définissant la qualité de vie qu'ils souhaitent...les revenus vont avec leur boulimie au travail. Des accros... et ils ont du mal à décrocher parfois..sur les fraudes à l'Assurance maladie 50% viennent des professionnels de santé. 10% environ des médecins et 40 % des infirmiers. (Un flash donné sur chaîne Nationale dont je ne me souviens plus laquelle),tt ceci après enquête et un rapport officiel. Ce n'est pas une généralité à considérer.
Si le corps de métier recrute difficilement comme souligne Alain Nivet ce n'est pas par manque de ressources humaines dans la population... le cursus de formation est accessible à tous (mon fils est infirmier.et installé.je connais quelque chose chose).généreusement équivalent à3/4 ans, ce n'est pas le bout du monde. l'offre est là, la demande aussi ..certains vont jusqu'à l'étranger pour se former, par suite de listes d'attente trop longues dans certains Instituts de formation. Sauf que les conditions d'installations et ou d'exercices ne plaisent pas forcément à tt le monde, prise de parts d'intérêts dans les regroupements (stés) de cabinets d'infirmiers..la chasse est gardée. Les jeunes n'ont pas forcément envie d'entrer dans ce cycle infernal de soins, de servitudes, de pompes à fric. N'oublions que c'est toute une ÉCONOMIE que les soins à la personne. Ils sont attirés par le métier, mais pour un autre idéal. C'est de ça, que viennent les difficultés de recrutement. Sur le sens à donner à la profession, la finalité. face à la demande exigeante.
Ce que dit Alain Nivet est à prendre en considération. D'abord, c'est son ressenti perso face une situation..à respecter, mais ça ne suffit pour donner raison...entièrement.
Chacun de nous connaît aussi de par ses relations les situations de fortune d'infirmiers libéraux. Ça n'a pas été évoqué.
Cette situation de cette profession à la Réunion n'est pas non plus une physionomie de tte la France. La France est coupée en 2... il y a les villes, les centres urbains et le désert français.


